Home Santé pourrait remplacer le dépistage du col utérin

pourrait remplacer le dépistage du col utérin

0 comments 20 views

Publié le 13 février 2026 à 07h30. Une nouvelle méthode de dépistage du virus du papillome humain (VPH), basée sur l’analyse du sang menstruel, pourrait révolutionner la prévention du cancer du col de l’utérus, en particulier dans les régions où l’accès aux examens traditionnels est limité.

  • Une étude chinoise démontre qu’une simple bandelette d’échantillonnage, le mini route, permet de détecter le VPH avec une fiabilité comparable aux méthodes classiques.
  • Ce test non invasif pourrait lever les freins psychologiques et logistiques qui empêchent de nombreuses femmes de se faire dépister.
  • L’intégration d’une application mobile facilite le suivi des résultats et l’orientation vers les soins appropriés.

Le cancer du col de l’utérus, responsable de plus de 300 000 décès chaque année dans le monde, est principalement causé par le virus du papillome humain (VPH). Le dépistage régulier est essentiel pour détecter les lésions précancéreuses et les traiter avant qu’elles ne se transforment en cancer. Cependant, les méthodes traditionnelles, comme la cytologie (frottis) et le test VPH cervical, peuvent être coûteuses, nécessiter un personnel médical qualifié et susciter une certaine appréhension chez les patientes.

Une étude récente, publiée dans la revue médicale The BMJ, ouvre la voie à une alternative prometteuse. Des chercheurs chinois ont évalué l’efficacité d’une nouvelle technique de dépistage basée sur l’analyse du sang menstruel. Ils ont analysé les échantillons de 3 068 femmes âgées de 20 à 54 ans, issues de communautés urbaines et rurales de la province du Hubei, entre septembre 2021 et janvier 2025. Chaque participante a fourni trois types d’échantillons : du sang menstruel prélevé à l’aide d’une bandelette de coton stérile fixée sur une serviette hygiénique (le mini route), un échantillon cervical prélevé par un professionnel de santé, et un échantillon supplémentaire pour une analyse cytologique en laboratoire.

L’objectif principal de l’étude était de comparer la capacité de ces différents prélèvements à détecter les lésions cervicales de haut grade (CIN2+ et CIN3+), qui nécessitent un traitement pour prévenir l’évolution vers un cancer. Les résultats sont encourageants : le test VPH réalisé sur le sang menstruel a démontré une sensibilité de 94,7 % pour détecter les lésions CIN2+, un chiffre très proche de celui obtenu avec les échantillons cervicaux prélevés par les professionnels (92,1 %). La spécificité, qui mesure la capacité à identifier correctement les lésions, est légèrement inférieure pour les échantillons menstruels (89,1 % contre 90,0 %). Cependant, la probabilité qu’une personne ayant un résultat négatif ne soit pas réellement atteinte de la maladie est identique dans les deux cas, atteignant 99,9 %.

Les chercheurs soulignent que cette méthode pourrait constituer une option de dépistage standardisée, non invasive et performante, comparable aux techniques conventionnelles. Elle pourrait notamment faciliter l’accès au dépistage pour les femmes vivant dans des zones rurales ou ayant des difficultés à se rendre dans un centre de santé. De plus, l’utilisation d’une application mobile, appelée Early Test, permet aux participantes de consulter leurs résultats et de recevoir des recommandations personnalisées via WeChat, facilitant ainsi la communication avec les services de santé et l’organisation d’un suivi approprié.

Bien que prometteurs, ces résultats doivent être confirmés par des études supplémentaires menées dans d’autres pays et auprès de populations plus diverses. Les auteurs de l’étude reconnaissent qu’il s’agit d’une étude observationnelle, qui ne permet pas d’établir de liens de causalité définitifs. Ils soulignent également certaines limites méthodologiques, telles que la réalisation de l’étude dans une seule région et la participation uniquement de femmes ayant des cycles menstruels réguliers. Néanmoins, cette avancée technologique pourrait marquer un tournant dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus, en offrant une solution de dépistage plus accessible et plus respectueuse des patientes.

Une ginecóloga realizando una prueba.


Une gynécologue effectuant un test.

iStock

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.