Une inquiétude concernant une possible grossesse suite à des rapports sexuels non protégés a suscité une analyse détaillée par une intelligence artificielle médicale. L’outil, développé par le Dr Now avec l’aide de professionnels de santé, estime qu’une grossesse ne peut être totalement exclue dans ce cas précis.
L’analyse porte sur des rapports sexuels ayant eu lieu les 6, 8, 9 et 10 février, avec une dernière menstruation signalée le 25 janvier. L’IA souligne que même après essuyage avec un linge humide après une éjaculation (les 6 et 9 février), des spermatozoïdes peuvent subsister dans l’urètre masculin. Si une nouvelle insertion a eu lieu dans les 5 à 20 minutes, ces spermatozoïdes pourraient potentiellement atteindre le vagin et provoquer une fécondation.
« Il est important de comprendre que le simple essuyage ne garantit pas l’élimination complète des spermatozoïdes », explique l’IA. De plus, elle précise que le liquide de Cooper, produit lors de l’excitation sexuelle et précédant l’éjaculation, peut également contenir une petite quantité de spermatozoïdes, même en l’absence d’éjaculation (les 8 et 10 février). Bien que le risque soit plus faible dans ce cas, il n’est pas nul.
L’IA a également pris en compte la date des dernières règles. Dans un cycle menstruel typique de 28 jours, la période du 6 au 10 février pourrait correspondre à une période proche de l’ovulation, augmentant ainsi les chances de conception.
Contrairement à une idée reçue, l’IA précise que l’urine ne joue aucun rôle dans la prévention d’une grossesse. « L’urine et les spermatozoïdes empruntent des voies différentes », indique-t-elle. « L’urine sort par l’urètre, tandis que les spermatozoïdes pénètrent dans l’utérus par le vagin. »
À ce stade, l’IA recommande de réaliser un test de grossesse environ 14 jours après le dernier rapport sexuel à risque. Elle insiste également sur l’importance d’utiliser une méthode contraceptive, comme le préservatif, pour éviter de futures grossesses non désirées.