Après une période d’incertitude, les marchés financiers affichent un regain d’optimisme ce matin, portés par des indicateurs économiques encourageants et un intérêt renouvelé pour les valeurs technologiques. Cette dynamique positive se traduit par des hausses significatives sur l’ensemble des principaux indices boursiers.
Les taux d’intérêt ont progressé aujourd’hui, en réaction à des données positives concernant la production industrielle et les débuts de construction, signalant une économie robuste. Le rendement des bons du Trésor américain à 2 ans a augmenté de 3 points de base pour atteindre 3,47 %, tandis que celui à 10 ans a progressé de 3 points de base à 4,08 %. Ces rendements restent néanmoins proches de leurs plus bas de l’année. Les anticipations concernant une baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed) restent inchangées, avec une première réduction peu probable avant le départ de Jerome Powell en mai, suivie de baisses potentielles de 0,25 point de pourcentage en juin et septembre.
Du côté des matières premières, les métaux précieux sont à la hausse, notamment l’argent, qui enregistre un gain de 6,1 %, bien qu’il accuse une baisse de 14 % sur l’ensemble du mois. Le prix du pétrole brut est revenu au-dessus de 5 000 $ (environ 5 300 $ US) le baril, et le Brent a augmenté de 3 % à 64,16 $ (environ 66,50 $ US) le baril, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et de l’impasse apparente dans les négociations entre la Russie et l’Ukraine. Le gaz naturel a quant à lui reculé de 2 %, affichant une baisse de 14 % sur un mois, tandis que l’essence a progressé de 2,3 %, soit une hausse de 9,5 % sur un mois. Le Bitcoin a légèrement augmenté pour atteindre 68 300 $ (environ 70 700 $ US), mais reste en baisse de 28 % sur un mois.
Les marchés internationaux affichent une solidité générale. Les marchés émergents se distinguent particulièrement, avec une progression de 11,1 % depuis le début de l’année et de 36 % sur les 12 derniers mois. Les marchés mondiaux hors États-Unis affichent également de bonnes performances, avec une hausse de 9,7 % depuis le début de l’année et de 32,5 % sur la période à long terme, surpassant ainsi les États-Unis. Cette situation plaide en faveur d’une diversification des investissements.
Cependant, le début d’année est mitigé pour les indices américains. Le S&P 500 a progressé de moins de 1 % depuis le 1er janvier, tandis que le NASDAQ a enregistré une baisse de 1,6 %. Une nouvelle préoccupation émerge concernant les géants technologiques : leurs investissements massifs dans le développement de l’intelligence artificielle (IA) pourraient ralentir leurs programmes habituels de rachat d’actions, ce qui pourrait expliquer en partie la récente faiblesse de leurs actions.
Malgré l’incertitude quant au calendrier et à l’ampleur des retours sur investissement liés aux coûts considérables de l’IA, la volatilité observée dans divers secteurs, due aux inquiétudes concernant l’impact de cette technologie, souligne son potentiel transformateur. Plus les applications de l’IA se précisent, plus l’optimisme concernant les gains d’efficacité potentiels est grand.