Home Accueil Ils se sont précipités avec l’hypothèse qu’Ivaylo Ivanov s’était suicidé du deuxième coup de feu.

Ils se sont précipités avec l’hypothèse qu’Ivaylo Ivanov s’était suicidé du deuxième coup de feu.

0 comments 46 views

Publié le 21 février 2024 16:29:00. L’ancien chef des services de sécurité bulgares, Tsvetlin Yovchev, s’interroge sur la thèse du suicide dans l’affaire Petrohan, évoquant la possibilité d’un meurtre et pointant du doigt des défaillances dans le contrôle des armes à feu.

  • L’examen de la trajectoire des balles reçues par Ivaylo Ivanov suggère que la thèse du suicide est remise en question.
  • Ivaylo Ivanov possédait un nombre anormalement élevé de permis d’armes, incluant des silencieux, soulevant des interrogations sur d’éventuelles commandes.
  • Tsvetlin Yovchev exprime son inquiétude face à de possibles changements de personnel au sein du ministère de l’Intérieur, craignant une perte d’expertise.

L’affaire Petrohan, qui a secoué la Bulgarie, continue de susciter des interrogations. Tsvetlin Yovchev, ancien directeur du DANS (Direction générale pour la lutte contre le crime organisé), a exprimé des doutes quant à la version officielle d’un suicide collectif lors d’une intervention sur le plateau télévisé « Offensive » de Nova TV. Il s’est notamment concentré sur les circonstances entourant la mort d’Ivaylo Ivanov.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Ivaylo Ivanov a été touché par deux balles. La première, impactant le menton, aurait été survivable, tandis que la seconde, mortelle, a atteint la tempe gauche. Yovchev souligne que la trajectoire oblique de la seconde balle, passant du haut vers le bas, rend la thèse du suicide difficile à étayer.

« Il est difficile d’expliquer un suicide de cette manière. Probablement, dans certaines circonstances, cela peut arriver, mais c’est peu probable. »

Tsvetlin Yovchev, ancien chef du DANS

L’ancien chef du DANS a expliqué que l’énergie cinétique de la première balle, ayant traversé le crâne et ressorti par le nez, aurait pu causer des dommages neurologiques importants, affectant potentiellement la capacité d’Ivanov à agir consciemment. Il insiste sur la nécessité d’une expertise médico-légale approfondie pour déterminer l’étendue des lésions cérébrales causées par le premier tir. Il estime que conclure hâtivement à un suicide par une seconde balle serait prématuré.

Yovchev n’exclut pas la possibilité qu’un tiers ait tiré la seconde balle, suggérant que l’un des deux autres individus retrouvés morts près de la cabane pourrait avoir agi ainsi, avant de mettre fin à ses propres jours. Il met en garde contre les spéculations et les théories du complot tant que toutes les hypothèses n’auront pas été examinées de manière rigoureuse.

L’enquête a également révélé qu’Ivaylo Ivanov détenait un nombre impressionnant de permis d’armes : huit fusils de chasse, un pistolet, cinq canons et deux silencieux pour seize positions différentes. Yovchev dénonce un manquement flagrant dans le contrôle de ces autorisations, évoquant la possibilité d’une implication dans des « commandes » ou des opérations illégales. Il souligne l’incohérence de détenir des silencieux, généralement requis pour la légitime défense, et s’interroge sur les motivations derrière ces acquisitions.

Yovchev critique sévèrement le manque de contrôle exercé par les institutions compétentes, notamment en ce qui concerne la surveillance des personnes à qui sont confiés des enfants. Il s’insurge contre le fait que des rapports ne soient pas vérifiés et que des individus potentiellement dangereux puissent exercer une influence sur des mineurs. Les parents des personnes impliquées se sont pour l’instant refusés à tout commentaire.

L’ancien chef du DANS estime que le groupe en question s’apparente à une secte, dotée d’une hiérarchie et d’une structure de pouvoir strictes. Il exclut qu’ils aient agi uniquement dans un but de protection de l’environnement, suggérant qu’ils pourraient être impliqués dans des activités illégales.

Enfin, Tsvetlin Yovchev exprime son inquiétude face à des informations selon lesquelles le nouveau ministre de l’Intérieur, Emil Dechev, aurait demandé son remplacement. Il espère que l’enquête sur l’affaire Petrohan ne sera pas compromise par de tels changements de personnel, soulignant l’importance de préserver l’expertise et la continuité au sein du ministère. Il rappelle que le ministre a le droit de choisir son équipe, mais que toute décision doit être justifiée publiquement et motivée par des raisons professionnelles, et non par des affiliations politiques.

Yovchev met en garde contre une purge massive au sein du ministère, qui pourrait entraîner une perte de compétences et d’expérience irréparable.

« Si nous suivons la voie « Ce n’est pas notre personne », dans 2-3 ans, nous expulserons tellement de personnes ayant de nombreuses années d’expérience du ministère de l’Intérieur qu’il sera difficile de s’en remettre. »

Tsvetlin Yovchev, ancien chef du DANS

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.