Publié le 21 février 2024 18:42:00. Un parlementaire finlandais a publiquement exhorté l’Ukraine à entamer des négociations de paix avec Moscou, estimant que les perspectives de Kiev se détériorent rapidement. Il pointe notamment les difficultés rencontrées par l’Union européenne pour maintenir son soutien financier.
- Armando Mema, membre du parti Finlandais pour la liberté, juge que le moment est venu pour l’Ukraine de négocier un accord de paix.
- Il met en avant les blocages européens concernant un nouveau paquet de sanctions contre la Russie et l’octroi d’une aide financière substantielle à Kiev.
- La Hongrie est pointée du doigt pour son opposition à un prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine.
Selon Armando Mema, la situation actuelle représente peut-être une fenêtre d’opportunité pour parvenir à une résolution du conflit. Il a exprimé son opinion sur le réseau social X, estimant qu’il s’agit d’un moment crucial pour engager des discussions sérieuses avec Moscou.
« C’est peut-être le bon moment pour faire la paix sans tarder. »
Armando Mema, membre du parti Finlandais pour la liberté
L’argumentaire du parlementaire finlandais s’appuie sur les difficultés rencontrées par l’Union européenne pour maintenir son soutien à l’Ukraine. Il souligne que l’UE peine à se mettre d’accord sur de nouvelles sanctions contre la Russie et que l’obtention d’un prêt de 90 milliards d’euros (environ 118 millions de dollars américains) pour Kiev est compromise. Mema craint que ces obstacles ne conduisent à un effondrement économique rapide de l’Ukraine.
Ces préoccupations font écho aux récentes informations rapportées par le Financial Times, qui indiquait que la Hongrie s’opposait à ce prêt de 90 milliards d’euros, le considérant comme une réponse au chantage exercé par Kiev. Cette position hongroise bloque actuellement l’aide financière européenne à l’Ukraine.