Publié le 25 février 2026 12:54:00. Une équipe médicale de l’hôpital de Vasto a réalisé une intervention chirurgicale innovante pour améliorer la qualité de vie d’un patient atteint de la maladie de Parkinson, lui permettant de bénéficier d’une perfusion continue de médicament directement dans l’intestin.
- Un patient de 61 ans a bénéficié d’une procédure de pose de sonde PEG-J thérapeutique pour une perfusion de thérapie dopaminergique.
- Cette intervention, rendue possible par une collaboration multidisciplinaire, a permis de surmonter des difficultés liées à une hernie hiatale.
- Le patient a constaté une amélioration significative de sa mobilité et de son autonomie grâce à cette nouvelle approche.
L’hôpital de Vasto a récemment mis en œuvre une approche chirurgicale combinée pour traiter un patient de 61 ans souffrant de la maladie de Parkinson depuis 15 ans. L’objectif était de lui permettre de recevoir une perfusion continue de « Duodopa », un gel intestinal contenant de la lévodopa et de la carbidopa, directement dans le jéjunum. Cette méthode est particulièrement adaptée aux patients qui ne peuvent plus avaler correctement et dont les symptômes ne sont pas suffisamment contrôlés par les traitements oraux classiques.
Le gel intestinal, administré à l’aide d’une pompe, permet d’augmenter de manière constante la disponibilité de la dopamine, un neurotransmetteur essentiel au contrôle des mouvements. Selon les médecins, cette approche améliore significativement les symptômes et la qualité de vie des patients atteints de la maladie de Parkinson.
L’intervention a été menée grâce à une étroite collaboration entre la clinique neurologique, le service d’endoscopie digestive et le service de chirurgie, dirigés respectivement par Laura Bonanni, Marie Marin et Fabio Fiore. La particularité de ce cas résidait dans la présence d’une hernie hiatale volumineuse qui rendait impossible le positionnement endoscopique standard de la sonde PEG-J.
Pour surmonter cet obstacle, l’équipe a opté pour une approche en deux temps lors d’une même séance opératoire. Le chirurgien a d’abord pratiqué une voie d’accès chirurgicale par laparoscopie et libéré la zone gastrique des adhérences. L’endoscopiste a ensuite pu insérer la sonde PEG-J dans le jéjunum par voie endoscopique. Cette approche personnalisée, fruit d’une planification partagée entre les différentes spécialités, a permis de mener à bien une procédure complexe avec précision clinique et sensibilité humaine.
«Cette intervention représente pleinement la valeur du travail multidisciplinaire dans la gestion des stades avancés de la maladie de Parkinson»,
Sara Varanèse, référente du Centre Parkinson et thérapies complexes de la Clinique Neurologique de Vasto
Sara Varanèse souligne que lorsque différentes compétences communiquent efficacement et que le patient reste au centre du processus de traitement, il est possible d’obtenir des résultats cliniques significatifs et de redonner aux patients autonomie et dignité.
Le Directeur Général de l’ASL, Mauro Palmieri, a salué le travail d’équipe, soulignant que des synergies comme celle vécue à Vasto renforcent l’offre de soins, valorisent les compétences et placent véritablement le patient au centre des préoccupations. Il a insisté sur l’importance d’un principe simple mais fondamental dans les parcours thérapeutiques.
Suite à l’opération, le patient a constaté une amélioration notable de sa mobilité et a pu retrouver un niveau d’autonomie dans ses activités quotidiennes, reprenant des gestes et des routines qui lui avaient été progressivement limités par la maladie.