Publié le 26 février 2026 15h30. Des chercheurs sud-coréens ont mis au point un capuchon de luminothérapie innovant, utilisant la lumière proche infrarouge, qui a démontré une réduction significative d’un marqueur clé du vieillissement capillaire en laboratoire, ouvrant la voie à de nouvelles approches pour lutter contre la perte de cheveux.
Une équipe de l’Institut coréen des sciences et technologies avancées (KAIST) a développé un système flexible de thérapie par la lumière proche infrarouge capable de réduire d’environ 92 % un marqueur clé du vieillissement des cellules capillaires lors de tests en laboratoire. Ces résultats, publiés dans la revue Nature Communications, suscitent l’espoir d’une nouvelle solution pour traiter l’alopécie.
Le dispositif cible spécifiquement les cellules de la papille dermique humaine (hDPC), situées à la base des follicules pileux et essentielles à leur régénération. Avec l’âge, ces follicules produisent des niveaux plus élevés de bêta-galactosidase, une enzyme considérée comme un biomarqueur du vieillissement cellulaire et liée à l’amincissement et à la chute des cheveux.
Selon les chercheurs, l’exposition des cellules à un système de diodes électroluminescentes organiques (OLED) personnalisées, émettant une lumière dans le spectre proche infrarouge, a permis de diminuer de 92 % la présence de ce marqueur de vieillissement par rapport aux cellules non traitées.
Ce système se distingue des casques de luminothérapie traditionnels par sa conception. Il utilise des diodes OLED fines et flexibles, intégrées dans un capuchon souple qui épouse la forme du crâne. Contrairement aux lasers ou aux LED classiques, cette approche permet une stimulation lumineuse plus uniforme et potentiellement plus confortable.
La longueur d’onde de la lumière, située entre 730 et 740 nanomètres, a été choisie pour optimiser la stimulation de l’activité de régénération capillaire.
Bien que prometteurs, ces résultats n’ont pas encore été confirmés par des essais cliniques sur l’homme. L’équipe de recherche prévoit de mener d’autres études précliniques pour évaluer la sécurité et l’efficacité du dispositif avant de passer à la phase des essais cliniques. La perte de cheveux touche un nombre important de personnes à travers le monde, avec jusqu’à 40 % de la population américaine concernée par la calvitie héréditaire. Les traitements actuels, tels que le minoxidil et le finastéride, présentent des limites et des effets secondaires potentiels.
Si les résultats sont confirmés, cette nouvelle approche pourrait offrir une alternative non invasive pour les personnes à la recherche de solutions pour lutter contre la chute des cheveux.
Sources : Nature Communications, KAIST