Le chanteur de country texan Cody Johnson a dévoilé son prochain album, Banks of the Trinity, dont la sortie est prévue pour le 26 juin sur le label COJO Music/Warner Records Nashville. À travers ce projet, l’artiste souhaite rectifier certaines idées reçues sur ses origines et livrer un témoignage plus personnel sur son parcours.
Loin de l’image d’Épinal du cowboy ayant grandi dans un ranch, Cody Johnson revient sur sa réalité d’enfance à Sebastopol, au Texas. Il explique que sa famille, bien que travailleuse, n’était pas riche et qu’il passait son temps à pêcher le poisson-chat ou le bar blanc dans la rivière Trinity pour aider à remplir le congélateur familial.
« Il existe cette idée reçue selon laquelle ‘Cody a grandi en travaillant dans un ranch et avait des chevaux et des vaches’, et ce n’était pas le cas », confie Cody Johnson.
Cody Johnson
Cette volonté de transparence se reflète jusque sur la pochette de l’album. Contrairement à ses précédentes publications, l’artiste est absent de l’image. On y voit à la place une photo numérisée de l’ancienne épicerie Lawrence Grocery, située dans sa ville natale, où il a travaillé durant deux étés pour Harold « Hootie » Lawrence, un homme qui lui a enseigné les valeurs humaines fondamentales.
Musicalement, ce nouvel opus succède à l’album Leather (2023), certifié or par la RIAA et sacré album de l’année aux CMA Awards 2024. Cody Johnson y explore des thématiques variées : le titre « Thank Somebody Country » rend hommage aux travailleurs ruraux, tandis que la ballade « I Have » aborde les luttes émotionnelles et spirituelles. L’artiste n’hésite pas à évoquer ses propres zones d’ombre, notamment son recours ponctuel à l’alcool pour surmonter certaines épreuves, dans l’espoir d’aider ses auditeurs à se sentir moins seuls.
L’album propose également des collaborations notables. Le titre « Fool Proof » réunit l’artiste avec les Brothers Osborne, tandis que Luke Combs l’accompagne sur « Shoot the Bull », une chanson conçue comme une conversation informelle entre deux amis dans un bar. Par ailleurs, le morceau final, « Yippy Ty Oh Hey Hey », marque une exception rare : il s’agit d’une composition solo, enregistrée sommairement sur un téléphone portable dans la sellerie de son écurie.
Cette sortie intervient alors que Cody Johnson traverse une phase de succès sans précédent. Le 22 mars, il a battu le record d’affluence du Houston Livestock Show and Rodeo avec 80 203 spectateurs, dépassant ainsi la performance historique de George Strait. Il est également nommé pour les ACM Awards du 17 mai dans les catégories de l’artiste masculin de l’année, de l’interprète de l’année ainsi que pour le single de l’année avec le titre « The Fall ».
Derrière cette ascension, l’artiste reconnaît avoir dû faire face aux défis de la célébrité, qui a transformé nombre de ses relations personnelles. Il souligne l’importance de sa foi, de son hygiène de vie et d’un travail thérapeutique avec son épouse, Brandi, pour trouver l’équilibre.
Enfin, Cody Johnson a laissé entendre qu’un autre projet était déjà en préparation : une collection spéciale de quatre chansons racontant l’histoire d’un couple, réalisée en collaboration avec une artiste féminine dont l’identité reste confidentielle.