Publié le 2025-10-07 18:46:00. Le virus du papillome humain (VPH) demeure une source d’inquiétude majeure, notamment en ce qui concerne sa prévention par la vaccination. Malgré sa prévalence et ses liens avec divers cancers, l’information sur ce virus et son vaccin reste souvent lacunaire.
Comprendre le VPH et l’importance de la vaccination
Le virus du papillome humain (VPH) est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus courantes à l’échelle mondiale. Selon le Dr Ingrid Alejandra-Andrade Schleske, gynécologue obstétricienne et clinicienne en chef à l’hôpital Reina Madre Toluca, « la majorité des personnes sexuellement actives contracteront ce virus à un moment donné de leur vie ». Souvent asymptomatique, le VPH peut toutefois évoluer vers des pathologies graves s’il n’est pas détecté et pris en charge à temps.
Ce virus est étroitement lié à plusieurs formes de cancer, parmi lesquelles le cancer du col de l’utérus, particulièrement agressif chez la femme. Il est également impliqué dans les cancers de la vulve, du vagin, de l’anus et même de l’oropharynx. Des manifestations moins graves incluent les verrues génitales, qui requièrent également une intervention médicale.
Face à ces risques, le vaccin contre le VPH représente un outil de prévention d’une grande efficacité. Le Dr Andrade précise qu’il est recommandé pour l’immunisation active des femmes et des hommes, dès l’âge de 9 ans. Il protège contre les lésions précancéreuses et les cancers affectant le col de l’utérus, la vulve, le vagin et l’anus, ainsi que contre les verrues génitales. L’idéal est d’administrer ce vaccin avant le début de la vie sexuelle, bien qu’il conserve une efficacité après cette période, à condition de respecter les protocoles de vaccination.
Quand et comment se faire vacciner contre le VPH ?
La recommandation générale est d’initier la vaccination contre le VPH dès l’âge de 9 ans, et ce, tant pour les filles que pour les garçons. « Plus tôt, mieux c’est », insiste le Dr Andrade, expliquant que cette précaution permet à l’organisme de développer une protection solide avant toute exposition au virus.
Le vaccin reste néanmoins accessible aux adultes. « Il est recommandé jusqu’à l’âge de 45 ans pour garantir son efficacité », indique la spécialiste. Ainsi, les personnes n’ayant pas été vaccinées durant l’adolescence ont encore la possibilité de se protéger.
Le Dr Andrade tient à déconstruire certaines idées reçues : « Il est parfois cru à tort que la vaccination des enfants entre 9 et 14 ans encourage une vie sexuelle précoce, ce qui est totalement faux. On pense également que seules les personnes ayant de multiples partenaires sexuels peuvent contracter le virus, ce qui est erroné : le VPH peut être transmis dès la première relation sexuelle ».
L’importance cruciale de la vaccination et du suivi médical
Se faire vacciner contre le VPH va au-delà de la protection individuelle. Il s’agit d’un moyen essentiel pour réduire le risque de transmission du virus et, à terme, diminuer l’incidence des cancers qui y sont associés. « Le vaccin contre le VPH s’est révélé être un outil sûr et efficace dans la prévention de maladies potentiellement mortelles », affirme le Dr Andrade.
La spécialiste souligne également l’importance capitale des examens médicaux réguliers. « Il existe encore un manque flagrant de connaissances concernant les dépistages tels que le frottis cervico-vaginal (test Pap) ou la colposcopie, ainsi que leur fréquence. Il en va de même pour le vaccin : des mythes persistent, limitant son utilisation et pouvant avoir des conséquences graves sur la santé ».
La protection de sa santé ne devrait jamais être source d’appréhension. L’information, la prévention et la vaccination constituent les meilleurs atouts pour préserver sa santé sexuelle et éviter des risques inutiles. Face à un enjeu aussi majeur que le VPH, s’informer, poser des questions et se faire vacciner peut véritablement être une décision vitale.
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