Home International À quoi ressemblerait l’équipe de hockey russe et comment son absence affecte les Jeux olympiques

À quoi ressemblerait l’équipe de hockey russe et comment son absence affecte les Jeux olympiques

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Publié le 7 février 2026 23:21:00. Alors que les Jeux olympiques d’hiver de 2026 approchent, l’absence de la Russie dans les compétitions de hockey sur glace soulève des questions sur la composition des équipes et l’équilibre des forces en présence. L’Athletic a demandé à une légende du hockey russe de composer une équipe olympique hypothétique.

  • Igor Larionov, ancien joueur soviétique et entraîneur, a sélectionné une équipe russe composée exclusivement de joueurs évoluant dans la Ligue nationale de hockey (LNH).
  • Larionov estime que le niveau de jeu en LNH est supérieur à celui de la Ligue continentale de hockey (KHL) et n’a donc pas inclus de joueurs de cette ligue dans sa sélection.
  • L’inclusion de la Russie dans le tournoi aurait modifié la structure des groupes et potentiellement réduit les chances de médaille pour certaines nations.

La Russie est interdite de participation aux compétitions internationales depuis 2022, suite à l’invasion de l’Ukraine. Cette exclusion a conduit à une réflexion sur la composition d’une éventuelle équipe russe aux Jeux olympiques de Milan. L’Athletic a sollicité l’avis d’Igor Larionov, figure emblématique du hockey russe, surnommé « le professeur », pour imaginer cette équipe.

Larionov, membre du Temple de la renommée du hockey, entraîneur-chef du SKA Saint-Pétersbourg dans la KHL et ancien membre de la légendaire ligne KLM de l’équipe nationale soviétique des années 1980, a accepté de relever cet exercice hypothétique à la mi-janvier. Il a souligné qu’il n’avait pas les contraintes des sélectionneurs nationaux, comme Bill Guerin (États-Unis), Doug Armstrong (Canada) ou Sam Hallam (Suède).

« Je peux être détendu, je n’ai pas à m’inquiéter. Je n’ai aucune pression pour tout expliquer. Évidemment, je pourrais apporter quelques changements, mais à ce stade, je dirais que c’est au moins à 85 pour cent la façon dont je procéderais si j’étais vraiment l’entraîneur. »

Igor Larionov, entraîneur et ancien joueur de hockey

Larionov a opté pour Sergei Bobrovsky, Andrei Vasilevskiy et Igor Shesterkin au poste de gardien de but, laissant de côté Ilya Sorokin. Il a justifié son choix par leur expérience, leurs statistiques et leurs succès en Coupe Stanley. Il a également mis en avant l’importance d’avoir un gardien de but de qualité sur le banc.

En défense, Larionov a privilégié les joueurs dotés d’intelligence de jeu, de compétences et de qualités défensives. Il a sélectionné Nikita Zadorov pour sa taille et son QI hockey, tout en soulignant l’importance des compétences offensives chez les défenseurs. Artem Zub a remplacé Alexander Romanov, blessé.

L’attaque de l’équipe imaginée par Larionov comprend des joueurs talentueux et expérimentés. Il a exprimé son enthousiasme à l’idée de former un trio avec Alex Ovechkin et le jeune Ivan Demidov, soulignant l’éthique de travail de ce dernier. Il a également confié avoir eu des difficultés à trouver les bons joueurs pour le poste de centre, et a finalement décidé de titulariser Artemi Panarin, en raison de son intelligence de jeu.

« Pour moi, l’offensive est ce qui compte le plus, car la méthode russe est de contrôler la rondelle et d’être imprévisible. Défensivement, ils doivent être assez intelligents pour arrêter les évasions et nourrir les attaquants avec le bon timing et les bonnes passes. C’est la clé pour moi. »

Igor Larionov, entraîneur et ancien joueur de hockey

Larionov a également inclus Fedor Svechkov et Ilya Mikheyev dans son groupe d’attaquants, appréciant leur potentiel et leur éthique de travail. Selon ses estimations, cette équipe russe aurait été une favorite pour la médaille de bronze, se situant juste derrière la Suède.

L’inclusion de la Russie dans le tournoi aurait eu un impact significatif sur la structure des groupes. La Suède aurait rejoint le Canada dans le groupe A, tandis que la Russie aurait intégré le groupe C aux côtés des États-Unis. Cela aurait créé des groupes plus compétitifs et aurait potentiellement réduit les chances de victoire du Canada et des États-Unis.

Les groupes redéfinis auraient été les suivants :

  • Groupe A : Canada, Suède, Suisse, Italie
  • Groupe B : Finlande, Allemagne, République tchèque, Danemark
  • Groupe C : Russie, États-Unis, Slovaquie, Lettonie

Selon les analyses de L’Athletic, l’incertitude accrue dans la phase de groupes aurait également augmenté les risques d’élimination prématurée pour le Canada et les États-Unis, et aurait accru les chances d’une confrontation entre ces deux nations en quart de finale. Cependant, cela aurait également réduit les chances de médaille pour l’ensemble des participants, en particulier pour la Suède. Illustration des probabilités de médaille avec et sans la Russie

En l’absence de la Russie, le retour de la LNH aux Jeux olympiques s’annonce comme un tournoi plus accessible pour les autres nations.

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