Publié le 18 février 2026 à 14h57 heure locale. Des accusations graves planent sur les circonstances du crash aérien qui a coûté la vie à Ajit Pawar, figure influente du Parti du Congrès nationaliste (NCP), alors que des irrégularités potentielles dans l’enquête et le fonctionnement de la compagnie VSR Aviation sont mises en lumière.
- Le député Rohit Pawar, neveu d’Ajit Pawar, affirme que l’avion transportait une quantité excessive de carburant, soulevant des questions sur un possible acte criminel.
- Des inquiétudes sont exprimées quant au retard de l’enquête et à la possible protection accordée à la compagnie VSR Aviation et à ses dirigeants.
- Rohit Pawar demande la création d’un comité de surveillance indépendant, incluant des personnalités de l’opposition et de la famille Pawar, pour superviser l’enquête.
L’enquête sur le crash aérien du 28 janvier, qui a emporté Ajit Pawar, ancien président du NCP, suscite de vives interrogations. Rohit Pawar, député de Karjat, a dénoncé mercredi 18 février 2026 des anomalies troublantes concernant le chargement de l’appareil et le déroulement des investigations.
Selon M. Pawar, l’avion impliqué dans l’accident était équipé de réservoirs de carburant supplémentaires, une situation qu’il juge suspecte.
« L’explosion de haute intensité s’est produite en raison de réservoirs de carburant illégaux. Le réservoir de carburant était plein et deux autres réservoirs étaient conservés dans l’avion, agissant comme une bombe. Pourquoi vouloir autant de réservoirs de carburant pour un vol vers Baramati ? Le remplissage aurait pu être effectué également à Hyderabad. »
Rohit Pawar, député du NCP
Il s’interroge sur l’absence de mesures prises à l’encontre de la compagnie VSR Aviation.
Le député Pawar critique également la lenteur de l’enquête, soulignant le décalage entre le lancement officiel le 2 février et l’arrivée tardive des experts sur les lieux du crash, le 28 janvier. Il remet en question l’efficacité de la Direction générale de l’aviation civile (DGCA) dans ses investigations concernant les opérations de VSR Aviation.
« Vingt jours se sont écoulés et pourquoi n’y a-t-il pas de rapport préliminaire ? Ils protègent VSR et les cerveaux derrière eux. Nous avons vérifié pourquoi il n’y a aucune action contre cette entreprise. »
Rohit Pawar, député du NCP
M. Pawar s’inquiète également de la localisation de VK Singh, le propriétaire de VSR Venture, et de son fils, Rohit Singh. Il affirme que Rohit Singh a quitté l’Inde après l’accident et se trouve actuellement à Miami, et qu’il aurait dû être interpellé pour être interrogé. Il accuse également des personnalités influentes de protéger VSR Aviation, en raison de liens étroits avec des ministres du Parti Telugu Desam (TDP) et d’autres partis.
Pour garantir la transparence et l’impartialité de l’enquête, Rohit Pawar propose la création d’un comité de surveillance composé de Rahul Gandhi, chef de l’opposition au Lok Sabha, de membres de la famille Pawar, de députés et d’un juge. Il estime que l’implication d’agences internationales pourrait également être nécessaire.
Par ailleurs, M. Pawar a soulevé des questions concernant l’entretien des avions de VSR Aviation, affirmant que l’entreprise aurait pu compromettre la sécurité des passagers, notamment des personnalités importantes. Il accuse VSR de manipuler des documents pour masquer des irrégularités.
« La DGCA n’était pas au courant des plans de vol d’Ajit Pawar ; les plans de vol ont été modifiés. Maintenant, VSR essaie d’aligner tous les documents. Il faut demander des preuves numériques, où les papiers ont été signés sous vidéosurveillance. »
Rohit Pawar, député du NCP
Il met également en doute les données fournies par VSR Aviation concernant les heures de vol de l’appareil accidenté, affirmant que le moteur aurait dépassé sa durée de vie utile. Il demande à la DGCA d’enquêter sur cette question et de contacter la société Honeywell, le fabricant du moteur, pour obtenir des informations précises. Enfin, il soulève des interrogations sur l’intégrité de la boîte noire, compte tenu des températures extrêmes auxquelles elle a été exposée.
M. Pawar a également attiré l’attention sur les disparités concernant la valeur d’assurance de l’avion (55 crores de roupies) et sa valeur de revente (entre 10 et 15 crores de roupies), ainsi que sur le montant de l’assurance responsabilité civile (210 crores de roupies) par rapport au prix d’achat initial (35 crores de roupies).