Depuis Sydney, Australie
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À suivre « Fire of God’s Love », réédité par Freedom to Spend le 14 novembre.
Une forme de révélation musicale peut surgir des horizons les plus inattendus, comme le démontre le parcours de « Fire of God’s Love », album enregistré en 1973 par la religieuse australienne Sœur Irene O’Connor.
Cet opus, d’une simplicité dépouillée et spectral, se révèle être une pépite de pop analogique. Il s’agit d’une collection de chansons folk éthérées, interprétées principalement à la boîte à rythmes, à la guitare acoustique et à l’orgue synthétisé. L’ensemble évoque une spiritualité plus proche d’artistes folk cultes tels que Princess Demeny ou Mary Margaret O’Hara que de la plupart des productions musicales non laïques. « Fire of God’s Love », qui sera réédité le mois prochain par Freedom to Spend – une division du label électronique de niche Rvng, spécialisé dans la revalorisation de synthétiseurs amateurs des années 70 et 80 – est également un disque idéal pour l’hiver, parfait pour les mois les plus frais à venir.
Sœur Irene O’Connor a débuté son parcours musical dans les années 50, alors qu’elle résidait dans un couvent à Singapour. Dans les années 60, elle a publié des enregistrements sous le pseudonyme de Myriam Frances, afin d’éviter toute friction avec sa communauté religieuse. C’est à Singapour qu’elle rencontra Sœur Marimil Lobregat, une autre religieuse expérimentée dans le domaine de la technologie audio. De retour à Sydney, les deux femmes se retrouvaient au Centre catholique de radio et de télévision de la ville pour collaborer sur leurs créations musicales, enregistrant leurs morceaux sur un magnétophone à quatre pistes. Les chansons qui en résultent, profondément ancrées dans la foi, oscillent entre la musique dévotionnelle et la pop contemporaine. Certains titres, comme l’ouverture de l’album, « Fire (Luke 12:49) », intègrent des influences dub, tandis que d’autres, tels que « Teenager’s Chorus », rappellent la douce mélancolie de la musique folk britannique pastorale. L’ensemble donne l’impression d’un véritable miracle : un album pop subtil et captivant, issu d’une source des plus improbables. *Ombre D’Soza*
Les meilleurs nouveaux titres de la semaine
Rosalía.
Rosalía – Berghain
Entre références à l’opéra allemand, paroles comparant la dévotion amoureuse à la transsubstantiation, envolées de fausset vertigineuses et une « intervention divine » signée Björk et Yves Tumor reprenant le cinglant « Je te baiserai jusqu’à ce que tu m’aimes » de Mike Tyson, qui d’autre peut prétendre à une telle vision ? LS
Lankum – Ghost Town
Seul groupe capable de rendre le tube des Specials de 1981 encore plus lancinant, Lankum troque les chœurs doublés contre un bourdonnement profond et remplace le « ya ya ya ! » par des chœurs d’une densité infinie. Joyeux Halloween ! LS
Blue Lobster – Orchards
Le rappeur et producteur américain (aperçu sur le dernier album de Loyle Carner) livre ici un couplet d’une rare profondeur émotionnelle. Au fil de son exploration du deuil et de la croissance personnelle, il réalise « qu’il est difficile de remplacer celui que l’on n’a jamais été ». BBT
Magdalena Bay – Stereotactic
« Quelqu’un doit s’en préoccuper / Remettre les choses en ordre / Pendant que le monde continue de brûler », chante Mica Tenenbaum, incarnant un commerçant désabusé qui maintient l’ordre tandis que le rythme léger de la chanson se tend et se distord. LS
Bog Band – Mocashno Days
Des échos R&B scintillent à travers le flux onctueux de synthés cristallins et d’une guitare décontractée et légèrement crissante qui caractérisent le nouvel EP du duo irlandais, progressant vers un rythme résolument cool. LS
TeeZandos x Cristale – Nah, Yeah!
« J’étais agressive avant que ce soit à la mode ! » Prouvant qu’il y a encore de la vie dans le son drill classique britannique, les deux MC rivalisent d’agilité lyrique et de provocations affûtées. BBT
Betty Hammerschlag – Deep
Ce titre carillonnant et doucement mélancolique précède « Fake Girl », le nouvel album magnifique de cette artiste dream-pop intimiste, un incontournable pour les amateurs de Grouper ou ceux séduits par le récent LP de Joanne Robertson. BBT
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