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Alexandre Nikolov: La Bulgarie ne paie pas dans le cadre du contrat Bulgargaz avec Botash. ᐉ Actualités de Fakti.bg – Bulgarie

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Sofia, le 8 février 2024. L’ancien ministre de l’Énergie bulgare, Alexandre Nikolov, dénonce un non-paiement persistant des factures de gaz à la société turque Botash, une situation qu’il estime structurellement problématique et potentiellement explosive pour le système énergétique bulgare.

  • La Bulgarie n’a pas réglé ses factures de gaz à Botash depuis 2024, selon l’ancien ministre Nikolov.
  • Le contrat actuel avec Botash est jugé inviable par l’ancien ministre, qui plaide pour une renégociation transparente.
  • La Bulgarie est l’un des plus gros importateurs d’électricité par habitant de l’Union européenne.

Selon Alexandre Nikolov, les factures émises dans le cadre du contrat avec Botash ne sont même pas comptabilisées, créant une situation de report de problèmes.

« Avant les élections, beaucoup de gens se précipitent pour dire combien d’argent nous payons chaque jour dans le cadre de ce contrat. Ces factures ne sont même pas comptabilisées. En 2024, un ancien ministre a confirmé que Bulgargaz n’a pas payé depuis. Comme tout problème, il est balayé sous le tapis et laissé comme une bombe pour exploser entre les mains des prochains et un sauveur apparaîtra à nouveau pour garantir la stabilité. »

Alexandre Nikolov, ancien ministre de l’Énergie

L’ancien ministre souligne que le contrat avec Botash, dans sa forme actuelle, est structurellement défaillant. Il estime qu’une renégociation est nécessaire, sans les manœuvres dilatoires observées ces dernières années. Il reconnaît également le rôle important de la Turquie en tant que partenaire pour stabiliser l’approvisionnement énergétique bulgare, notamment suite à la guerre en Ukraine.

« Je n’exclus pas que le scénario soit renégocié sans faire de simulacres de réunions ou de faux discours, comme ils l’ont fait ces dernières années. La Turquie a fait beaucoup pour nous en tant que partenaire pour nous aider à équilibrer le système énergétique, car dans les périodes précédentes et à la suite de la guerre en Ukraine, la Bulgarie se trouvait dans une situation très difficile. »

Alexandre Nikolov, ancien ministre de l’Énergie

Nikolov s’interroge également sur la capacité de Bulgargaz à vendre du gaz à perte afin de maintenir artificiellement des prix bas, une situation qu’il juge insoutenable à long terme.

« La question est de savoir si « Bulgargaz » se permet de vendre du gaz naturel à perte pour satisfaire les demandes actuelles des gestionnaires de maintenir artificiellement le prix bien en dessous des niveaux qu’ils ont assurés par leur compétence ou leur incompétence : C’est-à-dire que le prix auquel il entre sur le marché est inférieur au coût d’acquisition de la ressource. »

Alexandre Nikolov, ancien ministre de l’Énergie

L’ancien ministre relève également un manque de confiance généralisé dans les institutions, ce qui explique, selon lui, le peu de recours officiels concernant les factures d’électricité. Les citoyens préfèrent exprimer leurs préoccupations sur les réseaux sociaux et solliciter l’attention des médias pour exercer une pression sur les gestionnaires et les régulateurs.

« C’est pour cette raison que les gens préfèrent poser des questions sur les réseaux sociaux et utiliser les médias officiels afin de créer la tension et le contrôle nécessaires et de prendre entre leurs mains les gestionnaires ou les régulateurs concernés. »

Alexandre Nikolov, ancien ministre de l’Énergie

Concernant les contrôles menés par la Commission de régulation de l’énergie et des services publics (KEVR), Nikolov les juge logiques et justifiés, anticipant qu’ils ne révéleront aucune manipulation des prix.

« Je suppose qu’ils montreront qu’il n’y a certainement aucune distorsion dans la partie ‘prix’. »

Alexandre Nikolov, ancien ministre de l’Énergie

Enfin, l’ancien ministre souligne que la Bulgarie est actuellement l’un des pays de l’Union européenne les plus dépendants des importations d’électricité par habitant. Il voit dans la construction des 7e et 8e réacteurs de la centrale nucléaire de Kozloduy une opportunité réelle de renforcer l’indépendance énergétique du pays à long terme. Il conclut en avertissant que le secteur de l’énergie est délibérément maintenu dans l’opacité, car la transparence pourrait révéler des réalités préoccupantes.

« Le secteur de l’énergie est volontairement maintenu dans l’obscurité, car si la lumière apparaît, des choses assez désagréables se produiront. »

Alexandre Nikolov, ancien ministre de l’Énergie

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