Publié le 8 février 2024 14:33:00. L’Union européenne va profondément modifier la réglementation sur les emballages afin de réduire la pollution et promouvoir une économie plus circulaire. Cette nouvelle législation cible notamment les emballages jetables, les substances chimiques préoccupantes comme les PFAS, et les petits conditionnements, avec des impacts significatifs pour les industries agroalimentaire, touristique et de la restauration.
- Interdiction progressive des petits emballages jetables pour sauces (ketchup, mayonnaise, etc.).
- Suppression totale des emballages contenant des PFAS, des produits chimiques potentiellement dangereux pour la santé et l’environnement.
- Fin des emballages individuels de moins de 50 millilitres d’ici 2030.
L’Union européenne (UE) s’attaque frontalement à la question des déchets d’emballage avec une nouvelle réglementation ambitieuse. Cette initiative vise à réduire drastiquement la pollution environnementale et à encourager l’adoption de solutions plus durables, notamment en matière de réutilisation et de réduction à la source.
L’une des mesures les plus concrètes concerne les petits emballages individuels, omniprésents dans les restaurants, les hôtels et les chaînes de restauration rapide. Désormais, le ketchup, la mayonnaise et autres sauces similaires ne pourront plus être proposés dans ces formats jetables. Les établissements devront se tourner vers des contenants rechargeables ou des systèmes de distribution en vrac.
L’interdiction des emballages contenant des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) constitue un autre pilier majeur de cette nouvelle législation. Ces produits chimiques, utilisés pour conférer des propriétés imperméables aux emballages, sont pointés du doigt pour leur persistance dans l’environnement et leurs potentiels effets néfastes sur la santé humaine. L’UE ambitionne de retirer du marché tous les emballages contenant ces substances, touchant ainsi un large éventail de secteurs, au-delà de l’industrie alimentaire.
À partir de 2030, les petits emballages, définis comme ceux inférieurs à 50 millilitres, seront également interdits. Cette décision devrait bouleverser les pratiques commerciales, en particulier dans les secteurs du tourisme, de la gastronomie et de la restauration. Les professionnels du secteur anticipent un changement d’habitudes, mais soulignent également les bénéfices environnementaux à long terme que pourrait engendrer cette mesure.
La nouvelle réglementation va également plus loin en prévoyant la vente de fruits et légumes de moins de 1,5 kilogramme sans emballage. L’objectif est de réduire l’utilisation du plastique sur les marchés et d’inciter les consommateurs à opter pour des choix plus responsables.
L’Allemagne, pays générant l’une des plus grandes quantités de déchets d’emballage par habitant en Europe (environ 225 kilogrammes par an, contre une moyenne européenne inférieure), est particulièrement concernée par cette nouvelle législation. L’UE vise à réduire les déchets d’emballage de 15 % d’ici 2040, en prenant 2018 comme année de référence.