Publié le 7 février 2026. Lors du prochain Symposium de South Beach, la dermatologue Glynis Ablon a mis en lumière l’importance cruciale du diagnostic précis, de la sécurité des patients et de l’approche basée sur des preuves dans les domaines en constante évolution de la dermatologie esthétique et du traitement de la perte de cheveux.
- La perte de cheveux nécessite un diagnostic précis pour adapter le traitement, en tenant compte des facteurs génétiques, inflammatoires, hormonaux et liés au mode de vie.
- La gestion des complications esthétiques exige une préparation rigoureuse et la capacité de prendre en charge les cas rares mais potentiellement graves.
- L’utilisation de nutraceutiques doit être basée sur des données cliniques solides, privilégiant les entreprises investissant dans la recherche.
La dermatologue Glynis Ablon, lors d’une présentation en vue du Symposium de South Beach 2026, a insisté sur la nécessité d’une approche globale et individualisée en dermatologie. Ses observations portent sur trois axes majeurs : la prise en charge de l’alopécie (perte de cheveux), la prévention et la gestion des complications liées aux procédures esthétiques, et le rôle des nutraceutiques dans les soins dermatologiques.
Concernant l’alopécie, Ablon a souligné que la première étape consiste à identifier avec précision le type de perte de cheveux, qu’elle soit cicatricielle ou non. « La première chose que vous voulez faire est de vous assurer de diagnostiquer le type d’alopécie dont souffre une personne, si elle est cicatricielle ou non, et quelle version elle a », a-t-elle expliqué. Elle a mis en garde contre une simplification excessive de la cause de la perte de cheveux, en rappelant que ce n’est pas uniquement une question d’hérédité. Des facteurs inflammatoires, hormonaux, nutritionnels et liés au mode de vie peuvent également jouer un rôle significatif.
En matière de traitement, Ablon a évoqué les appareils à plasma riche en plaquettes et à laser comme présentant actuellement les preuves cliniques les plus convaincantes pour l’alopécie androgénétique, tout en insistant sur la nécessité d’une approche combinée. « Ce qui fonctionne pour une personne peut ne pas fonctionner pour une autre, et la combinaison est toujours la meilleure », a-t-elle affirmé.
Au-delà de l’alopécie, Ablon a abordé les complications esthétiques, qu’elle considère comme un aspect indissociable de la pratique dermatologique. Elle a insisté sur l’importance de la préparation et de la capacité à gérer les événements indésirables, même rares.
« Ce n’est pas pouvez-vous gérer les 99 cas qui se passent bien, c’est ce seul cas qui tourne mal, et pouvez-vous prendre soin du patient ? »
Glynis Ablon, dermatologue
Selon elle, un praticien doit maîtriser les risques, les bénéfices et les limites de chaque procédure, et être capable de gérer les complications potentielles. Si ce n’est pas le cas, il est préférable de ne pas proposer cette procédure.
Enfin, Ablon a discuté de l’utilisation croissante des nutraceutiques, notamment dans le traitement de l’alopécie. Tout en reconnaissant un potentiel bénéfice pour certains suppléments, elle a exprimé une préférence pour les entreprises qui investissent dans des essais cliniques randomisés. Les produits étayés par des données scientifiques, a-t-elle souligné, sont plus susceptibles d’être sûrs et efficaces. Elle a précisé que les suppléments sont souvent utilisés en complément d’un traitement médical et d’une alimentation équilibrée, car il est rare que les patients atteignent une nutrition optimale par l’alimentation seule.
En conclusion, les réflexions de Glynis Ablon mettent en avant une approche holistique de la dermatologie esthétique, intégrant la gestion de l’alopécie, la sécurité des procédures et l’utilisation de thérapies complémentaires basées sur des preuves scientifiques, afin de garantir des soins personnalisés et éclairés aux patients.