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AMPHURI conteste les réglementations indépendantes de la Omra et soumet un contrôle judiciaire de la loi sur le Hajj à la Cour constitutionnelle

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Publié le 9 février 2026 à 15h43. L’Association musulmane des organisateurs du Hajj et de la Omra de la République d’Indonésie (AMPHURI) conteste devant la Cour constitutionnelle une loi récente régissant les pèlerinages, estimant qu’elle crée des inégalités et met en péril la sécurité juridique des fidèles.

  • AMPHURI a déposé un recours en contrôle judiciaire contre plusieurs articles de la loi n° 14 de 2025, amendement à la loi n° 8 de 2019, concernant l’organisation du Hajj et de la Omra.
  • L’association dénonce notamment la possibilité d’organiser des pèlerinages de la Omra de manière indépendante, sans les mêmes contrôles et obligations que les agences de voyages agréées.
  • AMPHURI craint que cette situation ne conduise à une dégradation de la qualité des services et à une mise en danger des pèlerins.

L’Association Musulmane des Organisateurs du Hajj et de la Omra de la République d’Indonésie (AMPHURI) a officiellement saisi la Cour constitutionnelle (MK) lundi 9 février 2026, contestant la constitutionnalité de plusieurs dispositions de la loi n° 14 de 2025. Cette loi, qui modifie la loi n° 8 de 2019 relative à la mise en œuvre du pèlerinage du Hajj et de la Omra, introduit notamment la possibilité pour les fidèles d’organiser leur pèlerinage de la Omra de manière indépendante, sans passer par une agence de voyages agréée.

Selon Firman M Nur, président général du Conseil exécutif central d’AMPHURI, cette nouvelle disposition crée une situation juridique précaire et discriminatoire. L’association estime que l’absence de définition normative claire et de réglementations spécifiques concernant la Omra indépendante porte atteinte à la sécurité juridique des pèlerins.

« AMPHURI, en tant que pétitionnaire I, a soumis à cette occasion une demande de révision matérielle de la loi numéro 14 de 2025 de manière réelle et légale pour représenter la constitutionnalité des membres d’AMPHURI »

Firman M Nur, président général du Conseil exécutif central d’AMPHURI

AMPHURI souligne également que les agences de voyages agréées (PPIU) sont soumises à un régime de licence, de surveillance et de sanctions, tandis que les pèlerinages indépendants ne sont soumis à aucune obligation proportionnée. Cette situation crée une inégalité de traitement préjudiciable aux membres de l’association et affaiblit leur rôle institutionnel de partenaires de l’État dans l’encadrement et la supervision des pèlerinages.

L’avocat du demandeur, Firman Adi Candra, a précisé que l’absence de définition du terme « Omra indépendante » dans l’article 1 de la loi contestée est contraire aux articles 27 paragraphe (1) et 28D paragraphe (1) de la Constitution de 1945. Il a souligné que cette imprécision a des implications directes sur la relation juridique entre les pèlerins et les agences de voyages, ainsi que sur la responsabilité de l’État en matière de protection des pèlerins.

« En raison de l’insécurité juridique décrite ci-dessus, l’article 1 de la loi numéro 14 de 2025 concernant le troisième amendement à la loi numéro 8 de 2019 concernant la mise en œuvre du pèlerinage du Hajj et de la Omra est contraire à l’article 27, paragraphe 1, et à l’article 28D, paragraphe (1) de la Constitution de 1945 tant qu’il n’est pas interprété comme contenant une définition explicite, claire et spécifique de la Omra indépendante »

Firman Adi Candra, avocat du demandeur

AMPHURI conteste également d’autres articles de la loi, notamment l’article 86 paragraphe 1 lettre (b), qui autorise les pèlerinages de la Omra à être organisés par les PPIU, de manière indépendante ou par l’intermédiaire de ministères. L’association estime que cette disposition crée un dualisme juridique et une inégalité de traitement, ouvrant la voie à des pratiques non réglementées et potentiellement dangereuses pour les pèlerins.

La Cour constitutionnelle a convoqué AMPHURI pour une première audience préliminaire le 9 février 2026, suite à la réception de la lettre n° 199.47/PUU/PAN.MK/PS/02/2026. L’issue de cette procédure pourrait avoir des conséquences importantes sur l’organisation des pèlerinages de la Omra en Indonésie.

(aeb/erd)

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