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APOE e4 augmente le risque de maladie d’Alzheimer chez les femmes

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Publié le 21 octobre 2025 à 10:30. Une nouvelle étude de l’Université de Toronto met en lumière l’influence des variantes génétiques et de l’inflammation systémique sur la prévalence de la maladie d’Alzheimer chez les femmes, soulignant un risque accru lié à la ménopause précoce.

Les femmes sont significativement plus exposées au risque de développer la maladie d’Alzheimer que les hommes. Cette vulnérabilité accrue serait notamment liée à un âge plus précoce de la ménopause, un facteur de risque désormais associé à un déclin cognitif plus prononcé et à l’apparition de la maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées. Ce risque prendrait encore plus d’ampleur chez les femmes porteuses de la variante génétique APOE e4 ou souffrant d’inflammation systémique, selon les conclusions de la recherche.

L’étude, menée par Madeline Wood Alexander de l’Université de Toronto, a analysé les données de près de 2 600 participantes pour évaluer l’interaction entre ces facteurs (ménopause précoce, variants génétiques APOE-e4, inflammation systémique) et leur impact sur la mémoire et le risque d’Alzheimer. Les chercheurs ont souligné que des éléments tels que l’âge de la ménopause sont souvent négligés dans les études cliniques portant sur la maladie.

Les résultats indiquent que les femmes porteuses du gène APOE e4 présentent la corrélation la plus forte entre une ménopause survenue tôt et une accélération de la perte de mémoire. Chez un sous-groupe d’environ 250 participantes pour lesquelles des marqueurs inflammatoires ont été mesurés, une inflammation systémique plus élevée a accentué les effets négatifs d’une ménopause précoce sur la mémoire. Des analyses supplémentaires suggèrent que l’inflammation exacerbe particulièrement ce lien chez les femmes APOE e4.

L’équipe de recherche conclut que le porteur du gène APOE e4, combiné à une inflammation liée à l’âge, renforce le lien entre une ménopause précoce et une détérioration rapide de la mémoire. Ces facteurs semblent donc jouer un rôle déterminant dans la vulnérabilité accrue des femmes ménopausées précocement à la maladie d’Alzheimer. Ces découvertes ont été publiées dans la revue scientifique « Menopause ».

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