Publié le 24 février 2026 à 04h36. Le gouvernement canadien a convoqué les représentants d’OpenAI après la révélation que l’auteur de la fusillade de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, avait vu son compte ChatGPT suspendu plusieurs mois avant la tragédie, soulevant des questions sur la gestion des contenus potentiellement dangereux par les plateformes d’intelligence artificielle.
Le ministre canadien de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, a convoqué les responsables de la sécurité d’OpenAI à Ottawa pour des discussions urgentes. L’objectif est de mieux comprendre les protocoles de sécurité et les procédures d’escalade de l’entreprise, suite à la fusillade qui a coûté la vie à huit personnes le 10 février dernier.
Selon les informations rapportées par CBC, OpenAI avait bloqué le compte de Jesse Van Rootselaar en juin 2025, après que l’utilisation du chatbot ait été jugée abusive et ait fait la promotion d’activités violentes. Cependant, l’entreprise a déclaré que les activités du compte n’avaient pas atteint le seuil requis pour alerter les forces de l’ordre à ce moment-là.
« Nous voulons mieux comprendre ce qui se passe et comment fonctionne OpenAI »,
Evan Solomon, ministre canadien de l’Intelligence artificielle
La tragédie de Tumbler Ridge a laissé des communautés canadiennes en état de choc. L’agresseur a d’abord tué sa mère et son demi-frère à son domicile, avant de se rendre à l’école secondaire de Tumbler Ridge où il a ouvert le feu, tuant cinq élèves et un assistant pédagogique. Il s’est ensuite suicidé. La police a indiqué que le suspect souffrait de problèmes psychologiques.
Selon les médias canadiens, cet incident est le plus grave de son genre survenu dans un établissement scolaire au Canada depuis 1989.
OpenAI avait contacté la Gendarmerie royale du Canada (GRC) après la fusillade, mais les questions persistent quant à la rapidité avec laquelle les informations préoccupantes auraient pu être signalées aux autorités.