Publié le 26 février 2026 à 21h36. Les négociations entre l’Iran et les États-Unis, en cours sous l’égide d’Oman, semblent progresser, malgré les exigences américaines et le compte à rebours fixé par Donald Trump.
L’Iran et les États-Unis ont affirmé avoir réalisé des avancées significatives lors de leur troisième cycle de discussions, qui s’est tenu sous l’égide d’Oman. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que les deux parties avaient abordé avec sérieux les questions nucléaires et les sanctions imposées à Téhéran.
« Nous avons bien progressé et abordé très sérieusement les éléments de l’accord, dans le domaine nucléaire et dans le domaine des sanctions qui nous sont imposées. »
Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères
Selon M. Araghchi, une quatrième réunion est prévue dans les jours à venir, possiblement dans moins d’une semaine. Des équipes techniques débuteront également lundi des études à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne, avec le soutien d’experts de l’organisation.
Le ministre iranien a qualifié les négociations d’aujourd’hui d’« importantes », soulignant qu’il s’agissait de l’une des discussions les plus significatives avec les États-Unis.
Oman, qui joue un rôle de médiateur entre les deux pays, a annoncé que ce troisième cycle de négociations avait permis de réaliser des « progrès importants », qui seront suivis de discussions techniques à Vienne la semaine prochaine.
Ces avancées interviennent alors que le président américain Donald Trump a donné à l’Iran un délai de 10 à 15 jours, soit jusqu’au 19 février, pour parvenir à un accord avec les États-Unis, sous peine de subir des conséquences « mauvaises ».
Le vice-président américain J.D. Vance a appelé l’Iran à prendre au sérieux les menaces formulées par Washington. Il a également affirmé que les États-Unis avaient des preuves que l’Iran tentait de reconstruire son programme nucléaire après les frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens en juin 2025.
« Le principe est très simple : l’Iran ne peut pas posséder une arme nucléaire. »
J.D. Vance, vice-président américain
Washington insiste sur la nécessité que tout accord potentiel garantisse que l’Iran ne puisse pas se doter de l’arme nucléaire, une préoccupation occidentale de longue date qui alimente les tensions avec Téhéran. L’Iran nie toute ambition de développer une arme atomique, tout en affirmant son droit à un programme nucléaire à des fins pacifiques. Les États-Unis souhaitent également limiter les capacités de l’Iran en matière de missiles balistiques et son influence régionale, des points que l’Iran refuse de discuter.
Abbas Araghchi, ancien ambassadeur d’Iran au Japon et à Finlande, a été nommé ministre des Affaires étrangères en août 2024.