Ariarne Titmus, double championne olympique du 400m nage libre, a annoncé mettre un terme à sa carrière de nageuse professionnelle. À 25 ans, l’Australienne a expliqué que cette décision était le fruit d’une réflexion mûrie après une carrière jalonnée de succès, mais aussi de défis de santé personnels.
L’été dernier, la Néozélandaise a marqué les esprits en s’adjugeant l’or olympique du 400m nage libre à Paris, ajoutant ce titre à celui déjà obtenu à Tokyo en 2021. Ses performances impressionnantes ne se sont pas arrêtées là : elle a également décroché le titre du 200m nage libre à Tokyo et a contribué à la victoire de l’équipe australienne dans le relais 4x200m nage libre lors des Jeux de Paris.
Avant de s’aligner dans les bassins parisiens, Ariarne Titmus a dû faire face à une épreuve plus personnelle. Elle a révélé avoir subi une intervention chirurgicale pour retirer une tumeur ovarienne. Ces « défis de santé », comme elle les a décrits dans son annonce de jeudi, l’ont « profondément secouée mentalement ».
Après dix-huit années consacrées à la natation, l’athlète a estimé que « le moment était venu de se retirer des bassins », comme elle l’a confié dans une lettre adressée à son propre elle-même de sept ans, publiée sur Instagram. « La quête était implacable et vous y avez mis le moindre de vos efforts. Vous partez en sachant que chaque pierre a été retournée, sans regret. Vous êtes comblée, sereine et heureuse. »
La nouvelle de son retrait a suscité des réactions de ses pairs. La nageuse américaine Katie Ledecky, que Titmus a battue pour remporter l’or du 400m nage libre à Paris, a salué son adversaire : « une compétitrice, une championne et une personne exceptionnelles. » De son côté, sa compatriote australienne Mollie O’Callaghan, qui a succédé à Titmus sur la plus haute marche du podium du 200m nage libre à Paris, a félicité son ancienne coéquipière pour sa « carrière incroyable ».