Publié le 2025-10-04 09:44:00. Un médecin de l’Arkansas, dont la licence a été révoquée suite à des accusations d’actes sexuels avec une employée devant des collègues, a déposé une requête pour la réintégrer. Il conteste les décisions du conseil médical, arguant de vices de procédure et de sanctions disproportionnées.
- Dr David Diffin demande le rétablissement de sa licence médicale, révoquée en août.
- Il allègue que l’ordonnance de révocation est insuffisamment justifiée et que la sanction est excessive pour une première infraction.
- Le médecin accuse le conseil d’avoir préjugé de son cas et d’avoir violé la loi sur la liberté de l’information en diffusant des preuves.
Dix mois après la suspension de sa licence par l’Arkansas State Medical Board, le Dr David Diffin voit son autorisation d’exercer révoquée définitivement en août. Cette décision faisait suite à l’examen d’images de sécurité le montrant, selon les accusations, en tenue d’Adam dans sa clinique de Blytheville, en pleine relation sexuelle avec un membre de son personnel, sous le regard d’autres employés. Dans sa pétition déposée auprès de la Circuit Court du comté de Craighead, le Dr Diffin soutient que l’ordonnance de révocation de sa licence médicale ne répond pas aux exigences nécessaires quant aux conclusions factuelles et juridiques. Il estime que les mesures disciplinaires prises à son encontre sont disproportionnées, s’agissant de sa première infraction à la loi sur la pratique médicale et de la première action disciplinaire finale à son encontre.
Le Dr Diffin affirme également que le conseil médical a préjugé de son audience en rendant publiques certaines preuves en amont. Il qualifie la vidéo utilisée comme élément de preuve de « porno de vengeance », soutenant que sa diffusion constitue une infraction à la loi de l’Arkansas ainsi qu’à la loi sur la liberté de l’information. De plus, il dénonce l’utilisation et la divulgation publique d’une plainte antérieure datant de 2024, qui avait été résolue sans aucune mesure disciplinaire. Selon lui, cette démarche enfreint à nouveau la loi sur la liberté de l’information, ainsi qu’une règle de confidentialité de la loi sur la pratique médicale de l’Arkansas qui stipule que les plaintes restent confidentielles en l’absence de poursuites.
Le médecin ajoute que cette ancienne plainte était également liée à ses convictions spirituelles ou religieuses et à leur expression en ligne, des éléments qui n’avaient pas été abordés lors de sa défense. Il rapporte qu’un membre du conseil lui aurait posé des questions sur la pratique de ces croyances lors de l’audience relative à la plainte la plus récente. Il considère cette démarche comme une violation des premier et quatorzième amendements de la Constitution américaine, ainsi que du principe d’équité et d’impartialité imposé par la loi sur la procédure administrative de l’Arkansas. Enfin, le Dr Diffin explique que son premier avocat s’était retiré après son refus de démissionner volontairement de sa licence, suite à des informations selon lesquelles le conseil aurait déjà statué sur les conclusions et les actions à prendre avant même l’audience.
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