Publié le 2025-10-03 20:41:00. Le ministre des Finances a annoncé que le prochain budget ne comportera aucune modification des impôts directs des particuliers. Cette décision s’inscrit dans une enveloppe budgétaire globale de 9,4 milliards d’euros, dont la priorité est donnée à la création et à la préservation d’emplois ainsi qu’à l’investissement.
- Aucune augmentation ou baisse des impôts personnels n’est prévue dans le budget à venir.
- Le volet fiscal du budget s’élèvera à 1,5 milliard d’euros, axé sur la compétitivité et l’investissement.
- La prudence budgétaire limite la marge de manœuvre pour des mesures fiscales plus ambitieuses.
Lors d’une conférence de presse vendredi, Paschal Donohoe, ministre des Finances, a clairement indiqué sa stratégie pour le budget 2026. « La chose la plus importante que nous puissions faire […] est de mettre en place les mesures qui aideront à garder des emplois dans notre pays, à garder ce que nous avons et à obtenir plus d’emplois à l’avenir », a-t-il déclaré. Il a précisé que la fiscalité sera orientée vers l’amélioration de la compétitivité nationale et le soutien aux investissements économiques. Par conséquent, le gouvernement privilégie ces leviers plutôt que de modifier la fiscalité des particuliers.
Le ministre a détaillé l’enveloppe globale du budget 2026, qui s’élève à 9,4 milliards d’euros. Cette somme se répartit en 7,9 milliards d’euros de dépenses publiques supplémentaires et 1,5 milliard d’euros dédiés aux mesures fiscales. Concernant cette dernière enveloppe, Paschal Donohoe a souligné qu’elle représente la plus importante jamais mise en œuvre dans l’économie nationale. Il a justifié la focalisation sur les emplois et l’investissement par la nécessité de ne pas compromettre l’assiette fiscale ni la solidité des finances publiques.
« Si nous allions au-delà de 1,5 milliard d’euros, cela couvre le risque au fil du temps de réduire notre assiette fiscale et de saper la sécurité dans nos finances publiques et la capacité de payer nos services publics à l’avenir. »
Paschal Donohoe, ministre des Finances
Le ministre a rappelé que des mesures passées, comme l’indexation des tranches fiscales, avaient déjà représenté un coût d’environ 1,2 à 1,3 milliard d’euros. Il a ajouté que la somme de toutes les demandes formulées pour ce budget dépasserait les limites jugées raisonnables pour l’économie. La priorité actuelle est donc de définir comment optimiser cet investissement pour stimuler l’économie et sécuriser l’emploi.
Par ailleurs, Jack Chambers, ministre des Dépenses publiques, a indiqué que les décisions concernant les primes de bien-être de Noël ne seraient communiquées que mardi. Il a toutefois précisé que ces primes constituaient une mesure récurrente dans plusieurs budgets et que l’approche future en matière de protection sociale privilégierait des « mesures ciblées ».