Home Économie Automobile, supermarchés, éducation… voici comment l’intelligence artificielle va bouleverser votre quotidien

Automobile, supermarchés, éducation… voici comment l’intelligence artificielle va bouleverser votre quotidien

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Publié le 25 octobre 2025. L’intelligence artificielle s’immisce dans notre quotidien, révolutionnant des secteurs aussi variés que le droit, l’automobile, la grande distribution et l’éducation. Des assistants virtuels aux capacités étendues promettent une efficacité accrue, une personnalisation poussée et des gains de temps considérables pour les professionnels comme pour le grand public.

Le droit à portée de clic, l’IA répond à tout

Fini le temps où il fallait patienter des jours pour obtenir une réponse juridique. Désormais, un conseiller virtuel, alimenté par l’intelligence artificielle, est disponible 24h/24 et 7j/7 pour éclaircir vos doutes. Lancé sur le site legisto.fr, cet outil se targue de couvrir « 98% des domaines du droit », selon Thierry Cotty, avocat et à l’origine du projet. Qu’il s’agisse de tapage nocturne, de divorce, de litiges locatifs, de conflits aux prud’hommes ou même des démarches de création d’entreprise, l’assistant répond avec une rapidité déconcertante. Il est même capable de préciser les indemnisations potentielles, en s’appuyant sur la jurisprudence, et de rédiger des courriers pour faire valoir vos droits.

Ce qui distingue cet outil, c’est son caractère conversationnel : il interagit par la voix. Bien qu’il puisse être un allié précieux pour les avocats, libérant du temps pour d’autres tâches, son ambition est de rendre les justiciables plus autonomes. La seule contrainte ? Des sessions limitées à un quart d’heure. Une limitation aisément contournable, puisque l’outil est actuellement gratuit. À l’heure où consulter un avocat coûte en moyenne entre 100 et 300 euros de l’heure, l’opportunité est à saisir.

Dans nos voitures, l’IA devient un véritable copilote

Le groupe Stellantis intègre depuis 2024 des technologies basées sur ChatGPT dans les véhicules de marques comme Citroën, DS et Peugeot. Là où les assistants vocaux se contentaient de régler la climatisation ou de fournir un itinéraire, l’IA ouvre de nouvelles perspectives. Les conducteurs peuvent désormais engager des conversations sur des sujets plus diversifiés, sans jamais lâcher le volant.

« Presque la moitié des questions posées concernent le tourisme », explique Philippe Houy, responsable innovation et connectivité chez DS. La voiture peut ainsi suggérer des visites en passant devant un village, raconter une histoire dans les embouteillages ou proposer un quizz de culture générale. Le constructeur assure que toutes les données collectées sont anonymisées et que aucune information personnelle n’est conservée. Le revers de la médaille réside dans l’utilisation de la version 3.5 de ChatGPT, dont les informations datent au plus tard de janvier 2022. Des améliorations sont toutefois prévues pour intégrer l’actualité, permettant ainsi de demander les derniers résultats sportifs ou un flash info. Ce service est offert gratuitement pendant trois ans après l’achat d’un véhicule DS, puis facturé 120 euros annuellement dans le cadre d’un pack de services connectés (15 euros par an pour les véhicules commandés avant juillet 2023).

La grande distribution réorganise ses rayons grâce à l’IA

Dans les rayons des supermarchés, l’intelligence artificielle prend les rênes de la gestion des stocks. Un magasin Spar, à Luynes, a ainsi vu son assortiment s’adapter de manière surprenante : un rayon entier dédié aux haricots et pots de lemon curd est apparu. L’explication ? Une IA utilisée par Casino, analysant la présence d’une forte communauté anglaise dans la commune, a recommandé cette adaptation pour répondre à une demande locale spécifique.

Au-delà de cet exemple, la grande distribution entrevoit avec l’IA une révolution dans la gestion des approvisionnements, promettant des économies substantielles et une lutte accrue contre le gaspillage alimentaire. La société Ida utilise déjà l’intelligence artificielle pour optimiser les rayons de fruits et légumes, réduisant le gâchis et identifiant les produits moins frais. La start-up Smartway, en partenariat avec des enseignes comme Leclerc, Auchan et Carrefour, teste des agents d’IA capables de croiser les données de stock avec les habitudes d’achat des clients. À terme, ces systèmes pourraient, par exemple, ajuster automatiquement les prix des produits approchant de leur date limite de consommation, informer les clients fidèles d’une promotion ou même passer des commandes de réapprovisionnement basées sur des prévisions météo.

L’éducation se réinvente, les professeurs particuliers sous pression

L’intelligence artificielle offre un potentiel immense pour personnaliser l’apprentissage. L’Éducation nationale elle-même explore cette voie. L’assistant virtuel Mathia, développé par l’entreprise Prof en poche, a été retenu pour accompagner les élèves du primaire, notamment en mathématiques, via un robot conversationnel.

Dans le domaine de l’apprentissage des langues, les avancées sont particulièrement spectaculaires. Des assistants virtuels perfectionnés, capables de comprendre et corriger les accents et la prononciation, se multiplient. En France, des outils comme Aimigo (anciennement Gymglish) proposent un coach de conversation pour améliorer son anglais ou son espagnol. L’application Mondly combine reconnaissance vocale et réalité virtuelle pour affiner la prononciation. Ces progrès soulèvent des questions quant à l’avenir de l’apprentissage traditionnel : si les outils conversationnels parviennent à traduire toutes les langues en temps réel, quelle sera la pertinence de l’étude linguistique intensive ?

« Avec ChatGPT, je prépare mon prochain marathon »

Pierre Weinberg, 49 ans, cadre dans le secteur financier

Pour mes deux derniers marathons, courus à Metz et au Luxembourg, et malgré mes séances de préparation, je me suis pris « le mur » des 30 kilomètres, cette phase où le corps ne suit plus, et où le rythme de course s’effondre. Pour mon prochain marathon, prévu à Metz mi-octobre, j’ai donc décidé de me préparer avec l’aide de ChatGPT, en lui donnant pour objectif d’éviter ce mur, et de passer sous les 3h45 de temps. Je lui ai communiqué mon âge, mon poids, mes précédents chronos en marathon et semi-marathon.

Et je suis surpris par la pertinence de ses conseils. ChatGPT m’a par exemple rappelé que l’épreuve du Luxembourg, au dénivelé élevé, n’était pas la plus conseillée, et que celle de Metz était plus roulante. Il connaît aussi les principales phases d’une préparation, qui s’étend en général sur 12 semaines, comme celle consistant à prévoir une grosse sortie, ou celle d’affûtage, à la fin, avec un régime alimentaire à adopter. ChatGPT peut aussi rentrer dans les détails d’une session d’entraînement, et en faire le bilan, en intégrant mes données de pulsations cardiaques et d’allures, enregistrées par les applications de Strava ou de Garmin. Certes, il lui arrive de s’emmêler les pinceaux sur les jours d’entraînement. Mais il reste toujours bienveillant, par exemple quand j’ai dû écourter une séance ! Et il sait poser des limites : s’il m’a conseillé de perdre quelques kilos pour atteindre mon objectif, il m’a en revanche dissuadé de viser des temps inférieurs à 3 heures, qu’il considère comme hors de ma portée, du fait notamment de mon gabarit.

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