Publié le 10 octobre 2025. Le ministre indonésien de l’Énergie et des Ressources minérales a révélé l’ampleur du déficit en devises étrangères lié aux importations de carburants, s’élevant à près de 50 milliards de dollars américains par an. Cette situation souligne le défi de la production nationale de pétrole face à une consommation croissante.
- Les importations annuelles de carburants et de pétrole brut coûtent à l’Indonésie environ 776 000 milliards de roupies indonésiennes (IDR), soit près de 50 milliards de dollars américains (USD).
- La production nationale de pétrole, estimée à 212 millions de barils par an, est nettement inférieure aux importations de 330 millions de barils.
- Face à cette dépendance, le gouvernement prépare des stratégies pour accroître la production nationale et réduire les importations.
Lors du Forum international indonésien sur la durabilité, Bahlil Lahadalia, ministre de l’Énergie et des Ressources minérales (ESDM), a dressé un portrait préoccupant de la situation énergétique du pays. Selon ses chiffres, l’Indonésie importe chaque année 330 millions de barils de pétrole pour satisfaire ses besoins, alors que sa production locale n’atteint que 212 millions de barils. Ce déficit se traduit par une perte colossale de devises étrangères, chiffrée à 776 000 milliards IDR, équivalant à près de 50 milliards USD.
Le ministre a précisé que ces importations se répartissent en 128 millions de barils de pétrole brut et 202 millions de barils de carburants finis. Il a comparé la situation actuelle à celle de 1996-1997, époque où l’Indonésie, alors membre de l’OPEP, produisait entre 1,5 et 1,6 million de barils par jour, pour une consommation de seulement 500 000 barils par jour. Aujourd’hui, la production s’établit à environ 580 000 barils quotidiens, tandis que la consommation a grimpé à 1,5 à 1,6 million de barils par jour, nécessitant une importation quotidienne d’environ 1 million de barils.
Pour inverser cette tendance, le gouvernement indonésien a élaboré plusieurs plans d’action. L’objectif est de stimuler la production intérieure afin de réduire la dépendance aux importations. Parmi les stratégies envisagées figurent l’augmentation des extractions grâce à des technologies modernes sur les puits existants, l’accélération du passage des zones d’exploration à la phase de production, et le lancement d’enchères pour 75 bassins pétroliers et gaziers. L’optimisation du potentiel des ressources naturelles locales est au cœur de cette démarche pour assurer la sécurité énergétique du pays.