La Banque mondiale a révisé à la hausse ses prévisions de croissance pour la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MENAAP) en 2025, anticipant 2,8 % de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) régional, contre 2,6 % lors de ses estimations d’avril. Cependant, l’institution financière internationale s’attend à un ralentissement en 2026, en raison de défis mondiaux et régionaux persistants.
Cette amélioration pour 2025 s’explique principalement par une activité économique plus soutenue qu’anticipé au sein des États du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Cette dynamique est alimentée par une reprise plus rapide que prévu des quotas de production pétrolière et par l’expansion continue des économies non pétrolières de ces pays.
Malgré ce tableau encourageant pour certains, la Banque mondiale a toutefois émis une mise en garde. Le développement des pays exportateurs de pétrole dans la région élargie fait face à un net ralentissement. Ce dernier est alourdi par les perturbations liées aux conflits en cours et par une baisse de la production pétrolière.
Le rapport souligne également une dégradation notable des perspectives économiques pour l’Iran. L’économie iranienne devrait se contracter de 1,7 % cette année, avant de reculer de 2,8 % en 2026. Il s’agit d’un renversement majeur par rapport à l’expansion de 0,7 % qui avait été prévue en avril.
En ce qui concerne les risques pour la performance à moyen terme de la région, la Banque mondiale identifie l’instabilité politique et le durcissement des conditions financières mondiales comme des facteurs clés à surveiller.