Home Santé Bárbara González : « Le risque zéro n’existe pas, mais Nipah est très improbable en Espagne »

Bárbara González : « Le risque zéro n’existe pas, mais Nipah est très improbable en Espagne »

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Publié le 2025-10-26 14:35:00. La résurgence de la rougeole en Espagne, liée à une baisse de la vaccination, suscite l’inquiétude des autorités sanitaires, tandis que le risque d’importation du virus Nipah reste considéré comme très faible.

  • L’Espagne a enregistré 624 cas de rougeole en deux ans, dont près de 400 en 2025.
  • Une diminution de la couverture vaccinale, notamment après la pandémie de Covid-19, est pointée du doigt.
  • Le risque d’introduction du virus Nipah, détecté pour la première fois en 1999, est jugé très faible grâce aux contrôles sanitaires stricts.

L’épidémiologiste environnementale Barbara González, invitée de Onda Regional, a souligné la corrélation entre la baisse de la vaccination et la recrudescence de la rougeole. Elle a précisé que l’Espagne a comptabilisé 624 cas de cette maladie infectieuse au cours des deux dernières années, avec une augmentation notable : près de 400 cas rien qu’en 2025.

« La rougeole revient parce que la vaccination a diminué. »

Barbara González, épidémiologiste environnementale et experte en santé publique à l’Université européenne

Selon l’experte, le principal facteur explicatif est une diminution de la couverture vaccinale, particulièrement observée après la pandémie de Covid-19, et un nombre croissant de personnes ne complétant pas le schéma vaccinal ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole). La rougeole est une maladie hautement contagieuse, et le maintien d’une immunité collective forte, notamment au sein des collectivités d’accueil de jeunes enfants, est crucial pour prévenir les épidémies. Les autorités sanitaires ont d’ailleurs avancé la date de la dernière dose de vaccin à l’âge de deux ans afin de renforcer la protection des enfants avant leur entrée à l’école maternelle.

Parallèlement, le risque d’apparition du virus Nipah sur le territoire espagnol est considéré comme « faible, très faible », selon le rapport du Centre de coordination des alertes et des urgences sanitaires. Ce virus, identifié pour la première fois en 1999, se transmet principalement par contact avec des animaux infectés, en particulier les porcs, et ne dispose actuellement ni de vaccin ni de traitement spécifique. Barbara González a rassuré sur l’efficacité des contrôles sanitaires aux frontières et du système de surveillance en place, qui rendent son introduction et sa propagation dans le pays très improbables.

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