Publié le 31 octobre 2025, 13:57:00. La municipalité de Bello tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence de la Mpox, confirmant 16 cas sur son territoire. Les autorités intensifient la surveillance épidémiologique et les campagnes de prévention pour endiguer la propagation du virus.
- 16 cas confirmés de Mpox ont été enregistrés sur le territoire de Bello.
- La maladie se transmet par contact étroit avec les fluides corporels et les lésions cutanées.
- Un vaccin existe et est recommandé pour les personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.
Bello a officiellement confirmé la présence de 16 cas de Mpox, également connue sous le nom de variole du singe, sur son territoire. Face à cette situation, l’administration municipale a renforcé les mesures de surveillance épidémiologique et lance des campagnes de sensibilisation et de prévention auprès de la population. L’objectif est de briser la chaîne de transmission du virus en promouvant la détection précoce des symptômes et en informant sur les modes de propagation.
Comment se transmet la variole du singe ?
La Mpox est causée par un virus qui se transmet principalement par contact étroit. Cela inclut le contact avec les fluides corporels de personnes infectées, leurs lésions cutanées ou muqueuses, ainsi que par des gouttelettes respiratoires lors d’échanges prolongés en face à face. La contamination peut également survenir via des objets contaminés tels que la literie ou les serviettes.
La maladie se manifeste typiquement par l’apparition de lésions cutanées, ressemblant à des boutons ou des cloques, pouvant affecter tout le corps, y compris la région génitale. D’autres symptômes peuvent précéder, accompagner ou suivre l’éruption cutanée, tels que la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, une fatigue intense et un gonflement des ganglions lymphatiques. Bien que la Mpox ne soit généralement pas mortelle, elle peut entraîner une gêne considérable. La guérison intervient généralement en deux à quatre semaines, le temps que les lésions cicatrisent et que la peau se renouvelle.
En cas de symptômes évocateurs, les autorités sanitaires recommandent l’isolement des autres personnes et des animaux domestiques jusqu’à la guérison des lésions. Il est également crucial de consulter un médecin et d’éviter de gratter les lésions pour prévenir toute complication, notamment une infection bactérienne secondaire. Il est conseillé de garder les lésions propres.
Le vaccin contre la Mpox
Un vaccin est disponible pour lutter contre la Mpox. Il est particulièrement recommandé aux personnes ayant été en contact avec des cas confirmés. Le Secrétariat à la Santé de Bello met à disposition la ligne d’urgence (604) 322 48 48 pour toute question ou préoccupation relative à cette maladie.
Selon des données datant de la première semaine d’octobre, le Ministère de la Santé d’Antioquia avait déjà recensé 88 cas de Mpox dans le département, ce qui représentait 61 % de l’ensemble des cas enregistrés dans le pays. Le virus responsable de la Mpox appartient au genre Orthopoxvirus, auquel appartiennent également les virus de la variole humaine et de la vaccine. Il ne s’agit donc pas d’une maladie nouvelle, des épidémies ayant déjà été observées ces dernières années en Afrique centrale et occidentale.
Bien qu’aucune certitude absolue ne soit établie, l’hypothèse scientifique dominante suggère que l’assouplissement des restrictions mondiales post-pandémie de COVID-19, favorisant une augmentation des voyages intercontinentaux, aurait contribué à l’émergence et à la propagation des épidémies observées en Europe et aux États-Unis. Si la transmission se fait principalement par voie sexuelle et touche davantage les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, l’usage du préservatif, bien que nécessaire, ne suffit pas à garantir une protection totale, le contact avec d’autres fluides corporels, comme la salive, facilitant également la contagion.
À ce jour, aucun décès lié à la Mpox n’a été signalé en Colombie. Les quelque 4 500 cas enregistrés depuis 2022 appartiennent tous au Clade II, la variante la moins létale du virus. Néanmoins, les autorités maintiennent une alerte épidémiologique concernant la possibilité d’apparition d’infections liées au Clade Ib, une souche qui suscite l’inquiétude à l’échelle mondiale en raison de sa létalité potentielle pouvant atteindre 5 %.