L’actrice Blake Lively réclame la somme colossale de 161 millions de dollars (environ 148 millions d’euros) à son partenaire de film, Justin Baldoni, l’accusant d’avoir orchestré une campagne de diffamation contre elle.
Cette affaire, qui a débuté par une plainte déposée en décembre 2024 par l’actrice de « Gossip Girl », prend une tournure financière dramatique. Lively soutient que Baldoni aurait lancé cette offensive médiatique en représailles à ses propres dénonciations de harcèlement sexuel sur le plateau du film « It Ends With Us ». Initialement, ses avocats estimaient les dommages à plus de 75 000 dollars (environ 69 000 euros). Cependant, une nouvelle estimation rendue publique cette semaine chiffre le préjudice subi à au moins 161 millions de dollars.
L’équipe juridique de l’actrice compte désormais demander des dommages et intérêts punitifs s’élevant au triple de cette somme. Selon les informations rapportées par le média Variety, les avocats de Blake Lively avancent qu’elle aurait perdu au moins 56,2 millions de dollars (environ 52 millions d’euros) en revenus passés et futurs provenant de ses activités d’actrice, de productrice, de conférences et de contrats d’endossement. À cela s’ajouterait un préjudice moral et de réputation estimé à 34 millions de dollars (environ 31 millions d’euros).
L’impact financier s’étendrait également à ses entreprises. Sa marque de beauté, Blake Brown, aurait ainsi subi des pertes de l’ordre de 49 millions de dollars (environ 45 millions d’euros), tandis que sa société de boissons, Betty Buzz/Betty Booze, aurait enregistré un déficit de 22 millions de dollars (environ 20 millions d’euros).
Justin Baldoni, de son côté, nie fermement ces accusations. Il avait lui-même intenté une action en justice pour diffamation et extorsion contre Blake Lively et son époux, Ryan Reynolds, réclamant la somme de 400 millions de dollars (environ 368 millions d’euros) de dommages. Cette plainte a toutefois été récemment rejetée.
Le dossier de Blake Lively mentionne également une longue liste de personnalités susceptibles de détenir des informations pertinentes pour l’affaire. Bien qu’elles ne soient pas nécessairement tenues de témoigner lors du procès prévu en mars 2026, cette liste comprend des noms tels que Taylor Swift, Emily Blunt, Scooter Braun, Hugh Jackman, Gigi Hadid, ainsi que des dirigeants d’agences et de la société Sony.
La potentielle implication de Taylor Swift a fait l’objet de nombreux articles. En septembre, son avocat avait déclaré que la superstar de la musique n’avait « aucun rôle significatif » dans l’affaire, malgré les affirmations du camp Baldoni selon lesquelles ils auraient obtenu sa déposition. Il reste à savoir si cette déposition a eu lieu depuis.