Publié le 20 octobre 2025. Le Kazakhstan redouble d’efforts pour obtenir la levée définitive des restrictions commerciales américaines héritées de la Guerre froide, une démarche qui pourrait significativement stimuler les échanges bilatéraux, notamment dans le secteur clé des ressources minérales.
- Le Kazakhstan souhaite une sortie permanente de la liste Jackson-Vanik, un vestige de la Guerre froide qui impose des contraintes au commerce avec les États-Unis.
- Une telle décision pourrait catalyser l’expansion des échanges commerciaux, particulièrement dans le domaine des minéraux, mais aussi dans l’ingénierie ferroviaire, l’automobile et la production d’engrais.
- Le Kazakhstan envisage des projets d’envergure pour moderniser ses infrastructures énergétiques et communales, représentant un investissement potentiel de 100 milliards de dollars.
Lors d’une visite à Washington à la mi-octobre, le vice-Premier ministre kazakh, Serik Zhumangarin, a plaidé auprès des membres du Congrès américain pour que le pays soit définitivement retiré de la liste Jackson-Vanik. Cet amendement, datant de la Guerre froide, subordonnait les relations commerciales des pays anciennement communistes à leur politique d’émigration. Si le président américain peut chaque année accorder des dérogations, une levée permanente nécessite une loi adoptée par le Congrès.
Bien que le Congrès ait accordé le statut de relations commerciales normales permanentes (PNTR) à la majorité des anciens pays communistes, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan demeurent sous un régime d’examen annuel ou de dérogation présidentielle. Les autorités kazakhes considèrent que cette mesure est un obstacle anachronique, d’autant plus que l’administration Trump a manifesté une volonté d’accroître les échanges commerciaux avec la région. Serik Zhumangarin a d’ailleurs exprimé son souhait d’une « résolution rapide de ce problème ».
Au cours de ses rencontres avec des dirigeants d’entreprises américaines, le vice-Premier ministre a mis en avant le potentiel de croissance du secteur des minéraux, ainsi que ceux de l’ingénierie ferroviaire, de la construction automobile, de la production d’engrais et du traitement des déchets. Il a également souligné l’ambition du Kazakhstan de développer ses infrastructures énergétiques et communales via des projets totalisant 100 milliards de dollars.