Publié le 2025-10-14 09:36:00. Toyota lance une nouvelle version de son crossover C-HR, le C-HR+, qui adopte une motorisation entièrement électrique et une taille plus généreuse. Ce modèle ambitionne de conquérir une part de marché plus large, capitalisant sur le succès du format crossover auprès des acheteurs irlandais.
- Le Toyota C-HR+ est désormais disponible en version 100% électrique, offrant plus d’espace et une puissance accrue par rapport à son prédécesseur.
- Basé sur la plateforme du Toyota BZ4X, ce nouveau modèle promet une conduite plus mature et sophistiquée, tout en conservant une esthétique distinctive.
- Toyota rassure sur la fiabilité de ses batteries avec une garantie étendue jusqu’à un million de kilomètres, visant à dissiper les craintes sur l’autonomie des véhicules électriques.
La première génération du Toyota C-HR, lancée début 2017, avait suscité des critiques pour son design jugé parfois excessif et son espace arrière restreint, pénalisé par une ligne de toit fuyante. Malgré ces réserves, le modèle avait rencontré un franc succès, les acheteurs appréciant son style affirmé, qui contrastait avec la production plus consensuelle de certains concurrents, notamment asiatiques. Son intérieur, bien fini, évoquait la qualité d’une marque premium comme Lexus, en faisant une option attrayante pour les familles dont les enfants ont quitté le nid.
Avec cette nouvelle déclinaison C-HR+, Toyota propose une version « full-fat » de son crossover, répondant aux attentes du marché avec un espace arrière suffisant et un coffre conséquent. Ce modèle électrique est une évolution du BZ4X, le premier véhicule 100% électrique de la marque, partageant sa plateforme et sa configuration technique, y compris avec le Lexus RZ. Si les problèmes initiaux du BZ4X ont été largement corrigés, le C-HR+ hérite également de certaines de ses limitations en termes d’autonomie.
Cependant, ce nouveau C-HR+ se distingue par une conduite qualifiée de « plus mature et sophistiquée », offrant un raffinement supérieur à celui du BZ4X. Toyota met en avant l’intégration de systèmes d’aide à la conduite (ADAS) discrets et efficaces, une approche que de nombreux constructeurs, notamment chinois et coréens, pourraient inspirer. La performance est au rendez-vous avec une version 338 ch en transmission intégrale capable d’atteindre 100 km/h en 5,2 secondes, positionnant ce modèle comme le plus puissant de la gamme hors versions GR Performance. Sur route, il procure une sensation de rapidité sécurisante grâce à une tenue de route solide et un fonctionnement silencieux.
Les ingénieurs de Toyota ont d’ailleurs souligné l’aspect « plaisir à conduire » de ce nouveau C-HR+, qui semble se confirmer à l’usage. La rigidité accrue de la plateforme, par rapport au BZ4X, et une configuration de direction optimisée contribuent à une expérience de conduite nettement améliorée.
La question de l’autonomie reste centrale pour les véhicules électriques. Si le BZ4X avait été critiqué pour ne pas atteindre les chiffres officiels, Toyota annonce ici pour le C-HR+ une consommation de 18 kWh/100 km pour la version 338 ch à transmission intégrale dotée d’une batterie de 77 kWh. Cela se traduirait par une autonomie réelle estimée à 415 km, voire plus, un chiffre compétitif dans sa catégorie, bien qu’inférieur aux 600 km annoncés par Toyota. Une version moins puissante (165 ch) avec traction avant et une batterie de 57,7 kWh est également proposée.
Toyota met également en avant de nouvelles fonctionnalités comme le préconditionnement de la batterie avant la charge, qui optimise le temps de branchement, surtout si une station de recharge est planifiée via le système de navigation. La recharge s’effectue jusqu’à 11 kW en courant alternatif à domicile, et jusqu’à 150 kW en courant continu sur les bornes rapides.
Face à la désinformation concernant la durée de vie des batteries de véhicules électriques, Toyota renforce sa proposition de confiance. Au-delà de la garantie constructeur de huit ans ou 160 000 km, un programme d’entretien étendu peut couvrir les batteries jusqu’à un million de kilomètres ou 10 ans, à condition que l’entretien soit effectué dans le réseau Toyota. « La garantie couvre à la fois la dégradation et les défauts de la batterie, ce qui devrait rassurer tous ceux qui recherchent une nouvelle voiture électrique », a précisé Zoe Bradly de Toyota Irlande.
L’espace intérieur a été significativement amélioré : les passagers arrière bénéficient désormais d’une garde au toit suffisante malgré la ligne de toit inclinée, et l’espace aux jambes est confortable, bien que l’espace sous les sièges avant soit limité. La position assise surélevée, due à la présence de la batterie, n’est pas inconfortable. Le coffre offre 416 litres, se positionnant dans la moyenne de ses concurrents. Le design extérieur marie habilement la silhouette caractéristique du C-HR avec la face avant du BZ4X.
Sur un marché des crossovers électriques concurrentiel, avec des modèles comme le Kia EV3 ou le Skoda Elroq, et même des propositions comme le Renault Scénic ou la nouvelle Nissan Leaf, le Toyota C-HR+ pourrait tirer son épingle du jeu. À condition que Toyota parvienne à proposer des tarifs attractifs et compétitifs, ce nouveau modèle a le potentiel de séduire un large public.