Publié le 2025-10-31 06:00:00. Le Covid-19 connaît une résurgence notable, conduisant à une nouvelle fréquentation des services hospitaliers, bien que sans atteindre la gravité des premières vagues pandémiques. Le professeur Carmelo Iacobello, directeur de l’unité des maladies infectieuses à l’hôpital Cannizzaro de Catane, détaille la situation actuelle, les symptômes des patients et les recommandations vaccinales.
- Une recrudescence du Covid-19 se manifeste par des symptômes touchant principalement les voies respiratoires supérieures, tels que des maux de gorge intenses, une toux sèche et une congestion nasale.
- Les hospitalisations concernent principalement les personnes âgées et les individus fragiles souffrant de comorbidités (maladies rénales, pulmonaires, cardiovasculaires, ou d’un système immunitaire affaibli).
- Le traitement antiviral Paxlovid s’avère efficace s’il est administré dans les cinq premiers jours suivant l’apparition des symptômes.
L’Italie, et particulièrement la Sicile, observe une recrudescence des cas de Covid-19. Les lits occupés par des patients atteints du virus se remplissent à nouveau, bien que le directeur de l’unité des maladies infectieuses de l’hôpital Cannizzaro de Catane, le professeur Carmelo Iacobello, se montre rassurant quant à la pression sur les établissements de santé. « Le tableau est difficile, mais pas grave, il n’impacte pas les établissements de santé comme en 2020 », précise-t-il.
Les symptômes actuels du Covid-19 se concentrent sur les voies respiratoires supérieures. « Un terrible mal de gorge, comme si une lame était enfoncée dans la gorge. Toux sèche, nez bouché », décrit le professeur Iacobello, qui a lui-même expérimenté ces manifestations. La fièvre et des douleurs musculaires viennent s’ajouter à ce tableau clinique.
Les profils des patients nécessitant une hospitalisation sont bien définis. Il s’agit majoritairement de personnes âgées présentant des comorbidités, de patients souffrant de maladies rénales (néphropathies) ou pulmonaires (bronchopneumopathies), de personnes immunodéprimées ou encore de patients atteints de pathologies cardiaques. « Ce que nous avons découvert il y a cinq ans continue encore aujourd’hui », constate le professeur.
En matière de traitement, la thérapie antivirale représente une option. Contrairement aux années précédentes, où les anticorps monoclonaux étaient couramment utilisés, le Paxlovid est désormais privilégié. « Ça s’avère efficace mais il faut le prendre dans les 5 premiers jours », souligne Carmelo Iacobello.
La question de la vaccination reste pertinente. Le professeur Iacobello recommande la vaccination, tout en émettant une nuance pour les personnes actuellement infectées, même de manière asymptomatique. Dans ces cas, une vaccination durant une infection active pourrait théoriquement entraîner des interactions. Il suggère alors d’attendre la dissipation de la vague épidémique. « Peut-être que dans cette phase, dans certains cas, nous devrons attendre que la vague épidémique s’estompe », indique-t-il.
Cependant, la vaccination demeure fortement conseillée pour les personnes n’ayant pas contracté le Covid-19 récemment. « Le vaccin doit toujours être recommandé à ceux qui n’ont pas eu le Covid récemment. Cela ne sert à rien de se faire vacciner pour ceux qui ont eu le Covid car ils sont déjà immunisés », rappelle le professeur. Il précise que le risque d’une vaccination inadaptée concerne principalement ceux qui ont contracté le virus il y a deux ou trois mois, car leur immunité naturelle, issue du virus originel, est encore efficace.
Les sujets dits fragiles bénéficient d’une recommandation claire. « Si elle a vaincu le Covid dans les trois mois, il n’y a pas de problème », explique le professeur. « Si elle n’a pas eu le Covid, la personne fragile doit être vaccinée, sans aucun si ni mais. »