Publié le 2025-10-22 18:05:00. Alors que le Mexique affiche des progrès dans la réduction de la mortalité infantile, des défis persistants tels que les inégalités d’accès aux soins, la malnutrition et l’obésité infantile demeurent. Un récent sommet a rassemblé des experts pour aborder ces enjeux et renforcer les stratégies de prévention dès le plus jeune âge.
- Des pédiatres et spécialistes ont échangé sur les maladies infantiles courantes lors du Pediatrics Summit 2025.
- L’importance d’une prise en charge précoce et d’une différenciation entre infections virales et allergies a été soulignée.
- La santé digestive et les stratégies préventives pour les otites ont également été au cœur des discussions.
Au Mexique, la santé des enfants présente un tableau contrasté. Si la mortalité infantile a connu une baisse significative au cours des vingt dernières années, des disparités importantes persistent en matière d’accès aux soins, de malnutrition chronique, d’obésité juvénile et de couverture vaccinale. À l’échelle mondiale, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) alerte sur le fait que, malgré des améliorations notables chez les enfants de moins de cinq ans, les décès évitables et les inégalités dans l’accès aux soins restent des préoccupations majeures.
C’est dans ce contexte que le Pediatrics Summit 2025, organisé par Opella, a réuni plus de 200 pédiatres et spécialistes. L’objectif était de partager les connaissances les plus récentes sur les affections infantiles fréquentes, de promouvoir les soins autogérés et d’explorer les moyens de renforcer la prévention dès les premières années de vie. L’événement a mis en lumière des problématiques clés telles que les maladies respiratoires, la santé digestive et les otites.
Maladies respiratoires : entre infections et allergies
Le Dr Alberto Contreras, allergologue pédiatrique, a rappelé qu’il est courant pour un enfant de contracter entre six et huit infections respiratoires par an. Il a cependant insisté sur la nécessité de s’assurer que les symptômes soient de courte durée et n’entraînent pas de traitements superflus. Il a souligné l’importance cruciale de savoir distinguer une simple infection virale d’une allergie persistante.
Le Dr Benjamín Cepeda Ortega, également spécialiste des allergies, a quant à lui pointé du doigt les diagnostics tardifs et l’automédication comme des facteurs aggravant les symptômes et favorisant l’émergence de résistances bactériennes. Il a précisé que la rhinite allergique est la pathologie allergique la plus répandue chez les enfants, bien que l’asthme, la dermatite atopique et les allergies alimentaires soient également observés.
Les deux experts s’accordent sur le rôle des pédiatres dans la vigilance face aux facteurs de risque, tels que les antécédents familiaux, l’usage excessif d’antibiotiques ou les césariennes non justifiées. Ils ont également suggéré l’utilisation de lysats bactériens comme mesure préventive lors des périodes de forte circulation virale.
Santé digestive : le microbiote, pilier du bien-être futur
Le Dr Cristian Boggio Marcel, gastro-entérologue pédiatrique, a mis en avant l’impact direct du développement du microbiote intestinal durant les premières années de vie sur la santé future de l’enfant. « L’alimentation, le mode d’accouchement et l’allaitement maternel sont des éléments fondamentaux pour la constitution d’un microbiote sain », a-t-il expliqué.
Il a évoqué la perspective d’une utilisation de probiotiques chez les nourrissons souffrant de coliques et a insisté sur l’importance d’une alimentation riche en fruits, légumes et légumineuses, précieuses sources de prébiotiques. Le Dr Boggio a rappelé que les premières années constituent une fenêtre critique pour prévenir des maladies chroniques telles que l’obésité, l’asthme ou l’hypertension artérielle à l’âge adulte.
Otites : une vigilance particulière chez les tout-petits
Le Dr Carlos de la Torre González, oto-rhino-laryngologiste pédiatrique, a rappelé qu’environ 80 % des enfants de moins de deux ans sont susceptibles de souffrir d’au moins un épisode d’otite moyenne. Cette inflammation, souvent déclenchée à la suite d’un rhume, peut entraîner des complications sérieuses si elle n’est pas diagnostiquée et traitée à temps.
« Le défi réside dans le fait que les jeunes enfants ne peuvent pas toujours exprimer clairement ce qu’ils ressentent. C’est pourquoi le médecin doit avoir un indice de suspicion élevé et les parents doivent éviter l’automédication », a-t-il précisé.
Dr Carlos de la Torre González, oto-rhino-laryngologiste pédiatrique
Le spécialiste a mis en garde contre les conséquences potentielles d’une prise en charge inadéquate de l’otite, notamment la perte auditive, qui constitue la principale cause de surdité non congénitale chez l’enfant.
La stratégie d’Opella pour la santé infantile
Lors de cette rencontre, Matías Caride, PDG d’Opella et président d’AFAMELA, a présenté la stratégie de l’entreprise visant à promouvoir les soins pédiatriques autogérés. Il a précisé que « les soins autogérés ne s’apparentent pas à de l’automédication, mais constituent plutôt des outils permettant aux parents et aux patients de prendre des décisions éclairées ».
M. Caride a annoncé les résultats d’une étude in vitro menée au Mexique, qui élargit l’utilisation de Pulmonarom, un produit démontrant désormais une activation immunitaire contre les virus, en complément de son action contre les bactéries.
Des mises à jour ont également été partagées concernant Entérogermina, un probiotique destiné à protéger le microbiote lors de traitements antibiotiques. Dans le cadre de sa démarche, Opella amorcera une transition progressive de ses emballages, qui intégreront notamment du Braille élargi et des codes QR Navilens pour une lecture à distance facilitée, ainsi qu’une meilleure lisibilité des dosages et des contre-indications.
Cette initiative sera accompagnée d’une formation des professionnels de santé et d’une campagne éducative nationale. « Chaque décision que nous prenons aujourd’hui pour la santé des enfants construit le bien-être collectif de demain. Notre engagement est que cet avenir commence dès maintenant », a conclu Matías Caride, PDG d’Opella Mexique.