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Certains virus courants peuvent augmenter considérablement le risque de maladie cardiovasculaire

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Publié le 2025-11-05 02:34:00. Une récente méta-analyse de 155 études observationnelles établit un lien significatif entre plusieurs infections virales courantes et un risque accru d’événements cardiovasculaires majeurs. Les chercheurs de l’UCLA soulignent que ce risque peut être à court terme pour des maladies comme la grippe et le COVID-19, mais aussi à long terme pour des virus persistants.

  • La grippe et le COVID-19 doublent, voire quintuplent, le risque de crise cardiaque et d’AVC dans les semaines suivant l’infection.
  • Des virus comme le VIH et l’hépatite C sont associés à une augmentation du risque de maladies coronariennes et d’accidents vasculaires cérébraux sur le long terme.
  • La vaccination pourrait jouer un rôle clé dans la prévention de ces maladies cardiovasculaires liées aux infections virales.

Menée par une équipe de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et publiée dans le Journal de l’American Heart Association, cette étude exhaustive a passé en revue 155 recherches menées entre 1997 et juillet 2024, principalement en Amérique du Nord, en Europe et en Asie de l’Est. L’objectif était d’évaluer la corrélation entre toute infection virale et la survenue de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC). Les auteurs s’étonnent que le lien entre les infections virales et les maladies non transmissibles, telles que les affections cardiovasculaires, soit encore mal compris, alors que leur rôle dans le cancer est bien établi.

Les résultats sont sans équivoque : la grippe est associée à un risque multiplié par quatre de crise cardiaque (rapport des taux d’incidence groupés [IRR] de 4,01) et par cinq d’AVC au cours du premier mois post-infection (IRR de 5,01). Le virus du SRAS-CoV-2 (responsable du COVID-19) augmente le risque de maladies coronariennes de 74 % (RR de 1,74) et d’AVC de 69 % (RR de 1,69). L’hépatite C élève le risque de maladie coronarienne de 27 % (RR de 1,27) et d’AVC de 23 % (RR de 1,23). Le virus du VIH est systématiquement lié à un risque accru de maladies coronariennes (RR de 1,60) et d’AVC (RR de 1,45). Le zona, une infection virale courante, est également impliqué, augmentant le risque de maladies coronariennes de 12 % (RR de 1,12) et d’AVC de 18 % (RR de 1,18).

« Les risques élevés de maladies cardiovasculaires sont plus faibles pour le VIH, l’hépatite C et le zona que le risque accru à court terme suite à la grippe et au COVID », a précisé Kosuke Kawai, auteur principal de l’étude et chercheur à l’UCLA. « Cependant, les risques associés à ces trois virus restent cliniquement pertinents, notamment parce qu’ils persistent pendant une longue période. » L’étude souligne que le zona, touchant une personne sur trois au cours de sa vie, pourrait entraîner un nombre conséquent de cas cardiovasculaires supplémentaires à l’échelle de la population.

Les mécanismes expliquant ces liens résident dans la réaction immunitaire provoquée par les infections virales. Celle-ci entraîne la libération de substances inflammatoires et favorise la formation de caillots sanguins, des processus qui peuvent perdurer bien après la guérison de l’infection initiale. Les chercheurs n’ont pas trouvé de preuves suffisantes pour établir un lien entre le cytomégalovirus, qui peut causer des malformations congénitales, et les maladies cardiovasculaires.

Face à ces constats, les auteurs de l’étude recommandent d’intégrer des mesures préventives, particulièrement pour les adultes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire traditionnels. « Notre étude met en évidence l’importance des mesures préventives intégrées, en particulier pour les adultes présentant des facteurs de risque traditionnels de maladies cardiovasculaires », concluent-ils. « Les vaccins peuvent jouer un rôle important dans la prévention du risque de maladie cardiovasculaire. »

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