La quête de productivité, popularisée sur les réseaux sociaux, encourage de plus en plus de personnes à se lever à l’aube. Pourtant, les spécialistes du sommeil rappellent que cette approche universelle ignore les besoins individuels et les facteurs biologiques essentiels.
L’idée que se lever tôt est synonyme de succès gagne du terrain, alimentée par des tendances en ligne et des ouvrages de développement personnel. Cependant, cette approche ne convient pas à tout le monde, soulignent les experts.
Une étude commandée par l’IFOP en mai 2022 révélait que 67 % des Français souffraient de troubles du sommeil dans les huit jours précédant l’enquête. Les femmes étaient plus touchées que les hommes, avec 71 % de troubles du sommeil contre 60 % chez les hommes.
Par ailleurs, les effets des réseaux sociaux sur la santé mentale et le sommeil sont de plus en plus étudiés. Une recherche publiée en août 2025 par National Geographic met en évidence un lien entre l’utilisation des réseaux sociaux et une mauvaise qualité du sommeil, ainsi que des cauchemars plus fréquents. Reza Shabahang, psychologue de recherche à l’Université Flinders en Australie, explique : « Les réseaux sociaux sont aujourd’hui si profondément ancrés dans notre quotidien qu’ils influencent même nos rêves ». Il a été constaté que les personnes qui passent plus de temps sur ces plateformes sont plus susceptibles de faire des cauchemars.
Une étude menée par un organisme spécialisé dans les recherches sur le sommeil, et publiée dans le magazine of Sleep Research, a analysé le sommeil de 58 adultes en fonction de leur consommation d’écrans. Les résultats ont montré que la qualité du sommeil n’était pas altérée par les écrans, et que la durée du sommeil était même améliorée dans certaines conditions. L’étude a souligné l’importance de la durée d’utilisation du smartphone : une utilisation courte (quelques minutes) et non associée à d’autres activités peut être bénéfique.
La lumière bleue émise par les écrans, notamment ceux des réseaux sociaux, bloque la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil, comme le souligne Le Mag du Sommeil.