La saison des allergies a démarré en Corse avec une alerte rouge au pollen d’aulne. Qualitair Corse signale un risque allergique élevé sur l’ensemble de l’île, et la circulation du pollen de cyprès a également commencé, avec un pic attendu vers la mi-mars.
Pour de nombreux habitants, les premiers symptômes se manifestent déjà. « Ce matin, j’ai bu le café sur la terrasse. En rentrant, j’ai senti que la gorge me grattait. Là, je me suis dit : “Ça y est, c’est parti” », témoigne un allergique. Chaque année, le scénario est le même : picotements, nez bouché, yeux irrités et fatigue.
Cette réaction est typique de la rhinite allergique, une inflammation des voies aériennes supérieures qui provoque congestion, écoulement nasal et démangeaisons. « Tu as le nez pris, la gorge irritée… C’est comme si tu étais malade, mais tu ne l’es pas », explique-t-il. Les yeux sont également affectés, devenant rouges, larmoyants et parfois gonflés. On parle alors de rhino-conjonctivite allergique.
Selon les observations de Qualitair Corse, lorsqu’une personne est allergique au pollen, elle devient plus sensible à la pollution atmosphérique, et inversement.
Qualitair Corse a participé le 29 janvier 2026 à un colloque régional intitulé « Relever ensemble le défi des phytos en Corse ». L’observatoire recrute également des volontaires à Bastia et Ajaccio pour mesurer l’impact des navires sur la qualité de l’air, une priorité pour mieux comprendre les phénomènes atmosphériques autour des zones portuaires.