Publié le 2025-10-25 17:02:00. La masse osseuse, bien que développée jusqu’à environ 30 ans, peut connaître un déclin précoce chez les femmes en raison de facteurs hormonaux et d’autres conditions, augmentant le risque d’ostéoporose. Des mesures préventives et une compréhension des mécanismes sont essentielles pour maintenir la santé osseuse tout au long de la vie.
- Les hommes et les femmes construisent leur masse osseuse maximale jusqu’à l’âge de 30 ans environ.
- Les variations hormonales, particulièrement la diminution des œstrogènes chez la femme après la ménopause, jouent un rôle clé dans la dégradation osseuse.
- L’exercice physique régulier et une alimentation équilibrée riche en calcium et en vitamine D sont cruciaux pour la prévention de l’ostéoporose.
L’os, une structure vivante qui se renouvelle constamment, atteint sa densité maximale vers l’âge de trente ans. Hendrien Witte, experte dans le domaine, explique :
« Les hommes et les femmes développent une masse osseuse maximale jusqu’à l’âge de trente ans environ. Cela garantit la solidité des os. Pourtant, les femmes ont naturellement une masse osseuse inférieure à celle des hommes. En effet, les hommes sont généralement plus lourds, ce qui exerce davantage de pression sur leurs os et les rend plus forts. »
Cependant, l’équilibre hormonal propre aux femmes les rend plus vulnérables à une perte osseuse, surtout après la ménopause. Les œstrogènes, protecteurs du tissu osseux durant les années fertiles, diminuent drastiquement à cette période. Ce déséquilibre peut également être observé chez les jeunes femmes souffrant d’anorexie, où les règles peuvent cesser et la construction de la masse osseuse maximale est compromise, les plaçant prématurément dans un cycle de dégradation osseuse accélérée.
Hormones
La ménopause marque un tournant. La baisse de production d’œstrogènes perturbe l’équilibre entre la formation et la résorption osseuse, favorisant la dégradation. Si l’ostéoporose est souvent associée aux femmes, les hommes ne sont pas épargnés, bien que moins fréquemment touchés en raison du rôle moindre des œstrogènes dans leur physiologie.
D’autres facteurs contribuent à ce phénomène. Au-delà de l’hérédité et des traitements médicaux, les variations hormonales liées à la grossesse et à l’allaitement peuvent également puiser dans les réserves minérales osseuses. Les traitements hormonaux, notamment ceux utilisés en oncologie pour le cancer du sein, ou encore l’usage prolongé de certains médicaments comme la prednisone, peuvent affecter la densité osseuse chez les deux sexes.
Sous-estimé
L’ostéoporose, bien que souvent sous-estimée, peut avoir des conséquences graves. Le risque de fractures, en particulier vertébrales, augmente avec la diminution du taux d’œstrogènes. Ces fractures peuvent survenir brutalement, entraînant un tassement vertébral. Ce phénomène modifie la posture, rendant le dos plus rond, affecte l’équilibre, provoque une perte de taille, et peut même comprimer les nerfs et les muscles, rendant la respiration difficile. Les douleurs associées sont parfois négligées ou mal diagnostiquées, impactant significativement la qualité de vie.
Prévention
Heureusement, des stratégies préventives existent. La clé réside dans la construction d’une masse osseuse robuste avant 30 ans, favorisée par l’exercice physique. Une alimentation équilibrée, riche en calcium, vitamine D, magnésium et vitamine K2, est également fondamentale. L’entraînement en force, en particulier, stimule la densité osseuse et la force musculaire. En effet, les muscles sollicitent les os, les encourageant à se renforcer. Des muscles toniques améliorent aussi la stabilité, réduisant ainsi le risque de chutes et de fractures, ce qui rend l’activité physique d’autant plus cruciale, même chez les personnes âgées de 70 à 80 ans.
Bien que l’ostéoporose soit une maladie chronique difficilement guérissable, un mode de vie actif et une bonne hygiène de vie peuvent ralentir sa progression et améliorer la santé osseuse.
Supplément hormonal
Pour les femmes ménopausées souffrant de symptômes marqués, un traitement hormonal substitutif peut être envisagé. Il vise à compenser la baisse d’œstrogènes, sans pour autant constituer une solution miracle, mais en contribuant à réduire les fluctuations hormonales et le risque de perte osseuse.
Le site de l’Association contre l’ostéoporose (www.osteoporosevereniging.nl) propose un questionnaire d’auto-évaluation pour identifier les facteurs de risque. Il est rappelé que la présence de ces facteurs n’implique pas nécessairement le développement de la maladie, mais souligne l’importance d’une approche préventive. En cas d’inquiétude, une consultation médicale s’impose.