Le vélo, bien plus qu’un simple loisir, s’impose comme un allié précieux pour la santé physique et mentale. Des études récentes confirment que l’intégration du cyclisme dans la routine quotidienne peut réduire significativement les risques de maladies cardiovasculaires, de cancers et même améliorer le bien-être général.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’inactivité physique est un facteur majeur de mauvaise santé. La pratique régulière du vélo, accessible à tous les âges, constitue une solution simple et efficace pour contrer ce phénomène. « Le vélo convient à presque tout le monde, il faudrait l’individualiser selon que l’on souffre ou non d’une pathologie, par exemple au niveau cardiaque », explique Laura García, physiothérapeute.
Les bénéfices du cyclisme sont multiples. Au-delà de la santé cardiorespiratoire et de la résistance à la fatigue, il contribue à renforcer les muscles des membres inférieurs et à améliorer la circulation sanguine. En sollicitant le cœur, le vélo permet de diminuer la tension artérielle et d’augmenter la fréquence cardiaque maximale, protégeant ainsi contre les accidents vasculaires cérébraux, les crises cardiaques et le diabète.
Le cyclisme est également un allié pour les articulations. Contrairement à d’autres sports à impact, comme la course à pied, le vélo préserve le cartilage grâce au soutien constant offert par la selle et au mouvement circulaire du pédalage qui facilite le transport de l’énergie et des nutriments. De plus, il permet un entraînement musculaire complet, sollicitant les fessiers, les quadriceps, les ischio-jambiers, les muscles abdominaux, du dos, des épaules et des bras.
Une étude publiée dans The Lancet en mai 2020 a révélé que les personnes se rendant au travail à vélo présentaient un risque de décès réduit de 41 % quelle qu’en soit la cause, 24 % moins de risques de mourir d’une maladie cardiaque et 11 % moins de risques de développer un cancer.
Pour débuter en toute sécurité, il est essentiel de bien régler son vélo. La hauteur de la selle doit être ajustée de manière à ce que le talon touche juste la pédale à la fin de la rotation, sans pour autant dépasser les orteils. La distance entre la selle et le guidon doit également être adaptée pour assurer un confort optimal et un bon contrôle du vélo. Un bon échauffement et un choix d’itinéraires adaptés à sa condition physique sont également recommandés. « Le vélo stationnaire peut fournir un environnement plus contrôlé et pourrait être utilisé comme point intermédiaire pour le faire dans la rue, à condition de travailler sur une surcharge progressive », précise García.
L’OMS inclut la marche et le vélo parmi les actions clés de son Plan d’action mondial pour l’activité physique 2018-2030, soulignant que l’investissement dans des politiques favorisant le cyclisme peut contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable pour 2030.