Publié le 2025-11-06 12:34:00. À mi-parcours de la phase de groupes de la Ligue des Champions, les cinq formations espagnoles engagées présentent des bilans contrastés, oscillant entre bonnes surprises et déceptions amères.
- Seul l’Atlético de Madrid a pu glaner les trois points lors de cette quatrième journée.
- Le Real Madrid est le mieux positionné des clubs espagnols, visant directement les huitièmes de finale.
- Manchester City et d’autres géants européens affichent un parcours sans faute.
La phase aller de la phase de groupes de la Ligue des Champions est désormais dans le rétroviseur, dressant un tableau contrasté pour les représentants espagnols. Si le Real Madrid, déjà qualifié virtuellement, fait figure de proue, d’autres comme l’Athlético, Villarreal et l’Athletic Bilbao naviguent en eaux troubles, voire sont déjà en fâcheuse posture pour la qualification.
Cette journée a d’ailleurs été particulièrement décevante pour les couleurs espagnoles. Seul l’Atlético de Madrid a su tirer son épingle du jeu en s’imposant à domicile, tandis que le FC Barcelone a dû se contenter d’un nul salvateur en déplacement. Le Real Madrid, Villarreal et l’Athletic Bilbao, eux, ont essuyé des revers. Ces résultats hypothèquent sérieusement les chances de progression, laissant pour l’instant le Real Madrid en position de tête de groupe, Barcelone et les Colchoneros se dirigeant vers les barrages, et Bilbao ainsi que Villarreal en mauvaise passe.
Au niveau européen, seuls le Bayern Munich, Arsenal et l’Inter Milan peuvent se targuer d’un parcours sans faute. Manchester City, de son côté, affiche une invincibilité, confirmant sa forme actuelle, loin des errements de l’année précédente pour l’équipe de Pep Guardiola.
Le Real Madrid, en tête du peloton espagnol
Le Real Madrid est l’équipe espagnole la mieux classée à mi-parcours, occupant la septième place avec neuf points. Malgré une défaite concédée sur la pelouse d’Anfield face à Liverpool (1-0) pour la deuxième année consécutive, les Madrilènes avaient auparavant réalisé un parcours parfait avec trois victoires en autant de rencontres contre Marseille, Kairat Almaty et la Juventus Turin. Ce revers, bien que préoccupant, n’entame pas outre mesure la confiance du club, déjà galvanisé par ses succès en Liga, notamment lors du « Clasico » contre Barcelone et contre Valence. Au total, toutes compétitions confondues, les hommes de Xabi Alonso affichent treize victoires pour seulement deux défaites.
Pour la seconde moitié de la phase de groupes, le Real Madrid affrontera l’Olympiakos (extérieur), Manchester City (domicile), Monaco (domicile) et Benfica (extérieur). Le choc face aux Citizens de Guardiola s’annonce comme le point d’orgue de cette phase décisive.
Barcelone, à la recherche de la régularité
Le FC Barcelone suit, à la onzième place, avec sept points, à deux longueurs du Real Madrid. Un nul obtenu à Bruges (3-3) a marqué cette journée. L’équipe de Flick présente un bilan mitigé avec deux victoires (contre Newcastle et l’Olympiakos), un nul (Bruges) et une défaite (contre le PSG). Le match contre Bruges a révélé les fragilités défensives du club, qui peine à corriger ses erreurs et se retrouve souvent mené au score. Le manque d’énergie et l’irrégularité observés contrastent avec la saison précédente, les faiblesses défensives s’étant même accentuées.
Le calendrier à venir s’annonce plus favorable, malgré un déplacement périlleux à Londres pour défier Chelsea, co-leader avec le Barça. Les rencontres suivantes devraient permettre à Barcelone de viser la qualification directe pour les huitièmes : la réception de Francfort, une équipe déjà battue par l’Atlético de Madrid (5-1), puis des confrontations a priori plus abordables contre le Slavia Prague (extérieur) et Copenhague (domicile).
Atlético de Madrid, un parcours en montagnes russes
Pour l’Atlético de Madrid, cette première moitié de phase de groupes s’apparente à des montagnes russes. Une victoire arrachée contre l’Union Saint-Gilloise (3-1) a permis aux Colchoneros de respirer et de se maintenir dans les places qualificatives pour les huitièmes de finale. Actuellement dix-septièmes avec six points, les Madrilènes alternent victoires et défaites, ne laissant que peu de marge d’erreur. Le parcours européen des hommes de Diego Simeone a débuté par une défaite à Liverpool (3-2), suivie d’une victoire convaincante à domicile face à Francfort (5-1). Une nouvelle défaite, cette fois sur la pelouse d’Arsenal (4-0), l’une des équipes les plus en forme du continent, a relancé l’incertitude.
Cette dernière victoire conforte la position de l’Atlético, mais le place toujours un cran en dessous des principaux prétendants au titre. La réception de l’Inter Milan, invaincu jusqu’à présent, s’annonce comme un test majeur pour les ambitions madrilènes. La rencontre face au PSV Eindhoven sera cruciale pour la lutte aux places de barragistes, les Néerlandais comptant un point de moins. Enfin, un déplacement à Istanbul pour y affronter Galatasaray, un autre concurrent direct, précédera la réception de Bodø/Glimt, une équipe surprise du tournoi, pour un dernier match qui pourrait s’avérer décisif.
Athletic Bilbao et Villarreal, le spectre de l’élimination
La situation est particulièrement préoccupante pour l’Athletic Bilbao et Villarreal, qui semblent avoir peu de chances de passer la phase de groupes. Les deux formations ont perdu leurs rencontres respectives lors de la dernière journée, face à Newcastle (2-0) pour les Basques et face à Paphos (1-0) pour le club castillan.
L’Athletic Bilbao, handicapé par de nombreuses absences, dont celle de Nico Williams, n’a pu faire face à la puissance de Newcastle. Avec une seule victoire au compteur, les « Lions » se retrouvent hors des places de barrages. Un redressement spectaculaire serait nécessaire pour entretenir l’espoir, avec des déplacements périlleux à Prague, face au PSG, puis à Bergame, avant de recevoir le Sporting Portugal dans un match potentiellement décisif.
Pour Villarreal, la situation est encore plus critique. Le club ne compte qu’un seul point et a laissé passer une occasion de s’imposer face à Paphos, un adversaire pourtant considéré comme abordable. Pratiquement éliminés, les hommes de Marcelino devront réaliser un exploit lors des quatre dernières journées, avec des affiches contre Dortmund (extérieur), Copenhague (domicile), Ajax (domicile) et Leverkusen (extérieur), tout en gérant leurs engagements en Liga et en Coupe.
La Premier League domine la scène européenne
Les clubs de Premier League confirment leur suprématie sur la scène européenne. En compagnie du Bayern Munich et de l’Inter Milan, Arsenal forme le trio des équipes invaincues en phase de groupes. Ces trois formations totalisent douze points, leurs positions au classement étant déterminées par la différence de buts, avec le Bayern en tête, suivi d’Arsenal puis de l’Inter.
Au total, quatre clubs anglais figurent parmi les huit premiers : Arsenal, Manchester City, Newcastle et Liverpool. Si la phase de groupes se terminait ainsi, six clubs anglais seraient directement qualifiés pour les quarts de finale, un scénario inédit qui soulignerait la domination actuelle du championnat anglais sur le football européen.