Home Économie Chicago devient le point zéro de l’effondrement des valeurs des bureaux du centre-ville

Chicago devient le point zéro de l’effondrement des valeurs des bureaux du centre-ville

0 comments 44 views

L’incertitude qui pèse sur l’avenir des centres-villes américains pourrait bien pousser les Bears de Chicago à déménager en Indiana, où un nouveau stade est envisagé près de Wolf Lake, à Hammond. Cette possible relocalisation intervient alors que le marché immobilier de bureaux dans les grandes villes est en crise, avec des baisses de valeur spectaculaires.

Le gouverneur de l’Indiana, Mike Braun, a souligné l’attractivité de son État, notamment en matière de fiscalité et de réglementation, en contraste avec la situation en Illinois. « L’Indiana est ouvert aux affaires », a-t-il déclaré.

Les chiffres sont éloquents : à Chicago, des immeubles de bureaux autrefois vendus pour des centaines de millions de dollars changent désormais de mains avec des rabais considérables. Un immeuble centenaire situé au 401 S. State St. a été vendu en février 2026 pour seulement 4,2 millions de dollars (environ 3,1 millions d’euros), contre 68,1 millions de dollars (environ 51 millions d’euros) en 2016, soit une baisse de 94 %. La tour située au 311 S. Wacker Drive a été négociée avec une décote de 85 %, pour un prix de 45 millions de dollars (environ 33,5 millions d’euros), contre 302 millions de dollars (environ 225 millions d’euros) en 2014.

Même les constructions récentes ne sont pas épargnées. Le droit de bail de Boeing au 100 N. Riverside Plaza a été vendu pour 22 millions de dollars (environ 16,4 millions d’euros), contre 165 millions de dollars (environ 123 millions d’euros) en 2005, une diminution de 87 %. Au 300 W. Adams St., un droit de bail a été cédé pour seulement 4 millions de dollars (environ 3 millions d’euros), contre 51 millions de dollars (environ 38 millions d’euros) en 2012, soit une réduction de 92 %.

Cette situation n’est pas propre à Chicago. À Dallas, un immeuble de 18 étages a été vendu en 2023 pour 26,1 millions de dollars (environ 19,5 millions d’euros), contre 73 millions de dollars (environ 54,5 millions d’euros) en 2016, une baisse de 64 %. À Saint-Louis, une tour de 44 étages a été cédée en 2022 pour 4,5 millions de dollars (environ 3,4 millions d’euros), alors qu’elle valait près de 205 millions de dollars (environ 153 millions d’euros) en 2006. Plus récemment, un immeuble de bureaux à San Jose, en Californie, a été vendu pour 23,7 millions de dollars (environ 17,7 millions d’euros), contre 80,1 millions de dollars (environ 59,7 millions d’euros) en 2017. À Newton, dans le Massachusetts, un complexe de trois bâtiments de bureaux a changé de mains en 2024 pour 117,5 millions de dollars (environ 87,7 millions d’euros), alors qu’il était estimé à 235 millions de dollars (environ 175 millions d’euros) en 2020.

Ces transactions reflètent l’évolution rapide du marché immobilier de bureaux, impacté par la hausse des taux d’intérêt et le développement du télétravail. Les conséquences de cette crise s’étendent au-delà des propriétaires et des investisseurs, affectant les budgets des villes qui dépendent des revenus générés par ces propriétés.

Dans ce contexte, la possible relocalisation des Bears de Chicago en Indiana représente un enjeu majeur pour les deux États. L’équipe envisage la construction d’un nouveau stade près de Wolf Lake, à Hammond.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.