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Christine Lagarde quittera la BCE avant la fin de son mandat de huit ans – The Irish Times

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Publié le 18 février 2026 11:43:00. Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), pourrait quitter ses fonctions avant la fin de son mandat en octobre 2027, ouvrant la voie à un remaniement au sommet de l’institution monétaire et à des manœuvres politiques à Paris et à Berlin.

  • Christine Lagarde envisage de quitter la BCE avant les élections présidentielles françaises de 2027.
  • Cette décision pourrait permettre aux présidents français et allemand de nommer un successeur.
  • Plusieurs économistes européens sont pressentis pour lui succéder, dont Pablo Hernández de Cos et Klaas Knot.

Selon une source proche de la présidente Lagarde, celle-ci souhaiterait quitter son poste avant l’élection présidentielle française d’avril prochain. Arrivée à la tête de la BCE en novembre 2019 après avoir dirigé le Fonds monétaire international (FMI), elle laisserait ainsi le champ libre aux présidents français et allemand pour choisir son successeur à la tête de l’une des institutions les plus importantes de l’Union européenne.

Le calendrier exact de ce départ reste incertain. La BCE a déclaré que Christine Lagarde est « totalement concentrée sur sa mission et n’a pris aucune décision concernant la fin de son mandat ». Cependant, cette annonce intervient après la démission surprise de François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, qui quittera ses fonctions en juin, dix-huit mois avant la fin de son mandat. Certains observateurs y voient une volonté d’Emmanuel Macron de pouvoir influencer le choix de son successeur.

Plusieurs noms circulent déjà pour prendre la relève. Des économistes interrogés par le Financial Times en décembre dernier ont cité l’ancien gouverneur de la banque centrale espagnole, Pablo Hernández de Cos, et son homologue néerlandais, Klaas Knot, comme des candidats potentiels. Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a également exprimé son intérêt pour le poste, tout comme Joachim Nagel, le président de la Bundesbank.

À Paris, Emmanuel Macron, qui ne peut pas se représenter à la présidence française, aurait manifesté depuis plusieurs mois son désir de peser sur le choix du prochain président de la BCE. Cette volonté de contrôler les nominations clés s’inscrit dans une stratégie plus large, comme en témoigne la récente nomination d’un proche collaborateur à la tête de l’inspection générale des finances.

Le mandat de Christine Lagarde à la BCE a été marqué par une succession de crises majeures : la pandémie de Covid-19, l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les tensions commerciales avec les États-Unis. Sous sa direction, l’inflation dans la zone euro a atteint près de 11 % à la fin de 2022, en raison de la flambée des prix de l’énergie et des perturbations des chaînes d’approvisionnement. La BCE a réagi en augmentant ses taux d’intérêt, passant de -0,5 % à 4 % en un peu plus d’un an, avant de les abaisser à 2 % à partir de mi-2024, lorsque l’inflation a commencé à refluer vers l’objectif de 2 % fixé par l’institution.

La nomination de Christine Lagarde à la tête de la BCE en 2019 avait été le fruit d’un accord surprise entre Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, qui avaient convenu de la voir occuper ce poste tandis qu’Ursula von der Leyen serait nommée à la présidence de la Commission européenne.

Lors d’une interview accordée à Bloomberg TV le mois dernier, Christine Lagarde avait laissé entendre qu’elle avait accepté ce poste avec l’idée d’y servir pendant cinq ans seulement. Elle a rappelé avoir dit à Emmanuel Macron après son acceptation :

« Je serai à Francfort pendant cinq ans. Et à ce moment-là, Macron a dit ‘Non, pendant huit ans’. »

Christine Lagarde

Bien que la BCE ait affirmé que Christine Lagarde « est déterminée à achever son mandat » de huit ans, des discussions sur une éventuelle succession ont déjà commencé. L’élection présidentielle française de 2027, qui pourrait voir l’ascension de Marine Le Pen, leader du Rassemblement national (RN), ajoute une dimension politique supplémentaire à cette question. Marine Le Pen, actuellement en tête des sondages, et son éventuel successeur, Jordan Bardella, sont tous deux eurosceptiques, ce qui pourrait compliquer les relations avec les institutions européennes.

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