Publié le 2025-10-30 08:43:00. Cinq individus ont été interpellés dans la foulée du spectaculaire vol de joyaux au musée du Louvre, mais les précieux artefacts n’ont toujours pas été retrouvés. Les suspects pourraient détenir des clés quant aux méthodes employées lors de cette audacieuse opération.
- Cinq nouvelles arrestations dans l’affaire du vol de joyaux du Louvre.
- Les bijoux dérobés, estimés à 88 millions d’euros, restent introuvables.
- Deux suspects précédemment arrêtés ont partiellement avoué leur participation.
Laure Beccuau, procureure de la ville, a annoncé jeudi matin sur les ondes de RTL que cinq nouveaux suspects avaient été appréhendés mercredi soir, à Paris et en Seine-Saint-Denis. Ces interpellations, bien qu’elles n’aient pas permis de localiser les biens volés, pourraient néanmoins éclairer les enquêteurs sur le déroulement du cambriolage.
« L’un des hommes interpellés était déjà une cible pour les enquêteurs », a précisé Mme Beccuau. « Nous avons des traces d’ADN le reliant au vol. C’est lui que nous surveillions. » Les quatre autres suspects sont susceptibles de fournir des informations cruciales sur la manière dont le vol a été orchestré.
Lors d’une conférence de presse tenue mercredi soir, la procureure avait également indiqué que deux hommes, arrêtés samedi dernier, avaient « partiellement reconnu » leur implication. Ils devraient être mis en examen pour vol qualifié, passible de 15 ans de prison, et association de malfaiteurs, encourant quant à elle une peine de 10 ans de réclusion.
Le 19 octobre, vers 9h30, une équipe de quatre individus a utilisé un camion de déménagement volé, équipé d’une échelle rétractable et d’une nacelle élévatrice, pour accéder à la galerie Apollo, située au premier étage du musée le plus visité au monde. Deux d’entre eux ont escaladé la façade pour pénétrer dans le musée par une fenêtre non sécurisée.
Bijoux volés au Louvre. Composite: Louvre/Alamy
Déguisés en techniciens à l’aide de gilets de haute visibilité, ils ont rapidement forcé deux vitrines à l’aide de meuleuses d’angle avant de redescendre par la nacelle et de prendre la fuite à moto, rejoints par deux complices.
L’opération n’a duré que six minutes et cinquante-huit secondes. Les malfaiteurs ont laissé sur place une couronne sertie de diamants et d’émeraudes, mais ont emporté huit autres pièces d’une grande valeur historique et joaillière.
Parmi les objets volés figurent un collier ayant appartenu à Marie-Louise, seconde épouse de Napoléon Ier, et un diadème orné de 212 perles et de près de 2 000 diamants, ayant appartenu à l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.
Laure Beccuau a précisé que les deux suspects arrêtés samedi dernier, dont l’un à l’aéroport Charles de Gaulle alors qu’il s’apprêtait apparemment à s’envoler pour l’Algérie, seraient les deux individus ayant pénétré dans la galerie Apollo. Leur ADN a été retrouvé sur une vitrine et sur un scooter utilisé pour la fuite.
La procureure a également ajouté qu’il était possible que le groupe ait compté plus de quatre membres, mais qu’aucune indication d’une complicité interne n’avait été détectée à ce stade.
L’un des deux premiers suspects, âgé de 34 ans et de nationalité algérienne, résidait en France depuis 2010 et était déjà connu des services de police pour des infractions routières. Le second, âgé de 39 ans, né en banlieue parisienne à Aubervilliers, avait été condamné pour cambriolage.