Publié le 2025-10-31 19:21:00. Le Centre WRI Ross pour les villes durables lance un nouvel outil interactif, CityMetrics, offrant un tableau de bord complet pour analyser les risques et les opportunités dans plus de 60 villes. Cet instrument vise à aider les décideurs urbains à mieux comprendre les défis et à orienter les actions en matière de résilience.
- CityMetrics propose une analyse détaillée des risques urbains à travers sept thèmes clés : inondations, chaleur, qualité de l’air, accessibilité, protection des terres, biodiversité et atténuation du changement climatique.
- L’outil permet aux utilisateurs d’explorer des données géospatiales et des indicateurs pour plus de 60 villes engagées dans des initiatives telles que Deep-Dive Cities, Cities4Forests et UrbanShift.
- En facilitant la comparaison entre villes et l’identification des populations les plus vulnérables, CityMetrics encourage l’apprentissage mutuel et l’action ciblée pour renforcer la résilience urbaine.
Le nouveau tableau de bord CityMetrics, développé par le Centre WRI Ross pour les villes durables, met à disposition des données interactives sur les principaux indicateurs urbains et ensembles de données géospatiales. Il couvre plus de 60 villes partenaires du WRI, incluant celles participant aux programmes Deep-Dive Cities, Cities4Forests et UrbanShift.
Cet outil novateur est structuré autour de sept axes fondamentaux pour la durabilité et la résilience urbaine : les risques d’inondation, les impacts de la chaleur, la qualité de l’air, l’accessibilité aux services essentiels, la protection des espaces naturels, la préservation de la biodiversité et les efforts d’atténuation du changement climatique. Il offre des jeux de données et des cartes permettant d’analyser les performances de chaque métropole sur des périodes définies, et de comparer les informations à travers différentes villes.
Parmi les indicateurs analysés, on retrouve pour les inondations : l’exposition aux crues côtières et fluviales, la proximité des constructions avec les réseaux de drainage naturels, et le nombre prévu de journées de précipitations extrêmes. Concernant la chaleur, l’outil évalue les températures projetées, les vagues de chaleur, la présence de bâti sans couverture végétale et les zones à faible albédo. La qualité de l’air se mesure par l’exposition aux particules fines (PM2,5). L’accessibilité prend en compte la proximité des services vitaux (santé, transports) et la quantité d’espaces verts par habitant. La protection des terres inclut les aires protégées, les zones restaurées, les surfaces perméables et le couvert arboré. Pour la biodiversité, CityMetrics examine la présence d’espèces dans les milieux naturels et bâtis, ainsi que la connectivité des habitats. Enfin, l’atténuation du changement climatique est évaluée via les émissions de gaz à effet de serre et les mesures d’atténuation envisageables.
Une vision claire et détaillée des risques urbains est essentielle pour accélérer l’action et favoriser les échanges entre villes. En collectant, analysant et diffusant des données ouvertes à l’échelle mondiale, CityMetrics aspire à doter les dirigeants municipaux et les décideurs des outils nécessaires pour mieux appréhender les défis locaux, hiérarchiser les priorités et identifier les stratégies de gestion et d’atténuation les plus pertinentes.
Issu de l’expertise de l’équipe d’analyse urbaine et d’innovation des données du WRI Ross Center et de ses partenaires, ce tableau de bord succède au Cities Indicators Dashboard, une version précédente développée pour les programmes UrbanShift et Cities4Forests. Son succès et son utilité ont conduit à une mise à jour et une expansion significatives, intégrant davantage de villes et d’indicateurs pour une analyse approfondie.
CityMetrics aide les décideurs à répondre à des questions cruciales. Par exemple, à Delhi, en Inde, la qualité de l’air et les risques d’inondation sont identifiés comme les préoccupations majeures. La ville présente des scores de risque élevés pour ces deux thématiques, en raison de la pollution par les particules fines et de sa vulnérabilité aux fortes pluies combinées à un développement urbain dans des zones basses.
L’outil permet également de cartographier les zones les plus exposées au sein d’une ville. À Freetown, en Sierra Leone, certains quartiers comme les numéros 402, 403, 430 et 422 sont particulièrement vulnérables aux inondations en raison de la concentration de constructions proches des réseaux de drainage naturels. Ces zones intègrent des habitats informels et des infrastructures portuaires côtières.
CityMetrics facilite aussi la compréhension de l’impact différencié des risques sur les populations. À Mexico, au Mexique, l’analyse montre que les enfants ont un accès légèrement inférieur aux espaces ouverts par rapport à la population générale et aux personnes âgées, avec seulement 53,2 % des enfants bénéficiant d’un accès dans un rayon de 400 mètres à pied.
Enfin, l’outil permet de suivre l’évolution des risques dans le temps. À Jakarta, en Indonésie, la capacité naturelle du sol à absorber l’eau de pluie a chuté drastiquement. En 1989, près de la moitié du territoire (49 %) pouvait absorber les précipitations, contre seulement 8 % en 2018, illustrant une réduction significative des surfaces perméables.
Pour explorer le tableau de bord et comparer les indicateurs entre les villes, rendez-vous sur CityMetrics.wri.org. Pour approfondir le sujet et comprendre l’importance des données ouvertes pour l’innovation et la résilience urbaines, consultez le blog dédié sur TheCityFix.org.