Le géant des boissons enregistre des résultats supérieurs aux attentes au troisième trimestre, signe d’une amélioration progressive de la demande, malgré une conjoncture encore contrastée.
Coca-Cola a surpris les analystes de Wall Street en annonçant, pour son troisième trimestre, des bénéfices et un chiffre d’affaires supérieurs aux prévisions. Cette performance, bien que marquée par un début de trimestre plus laborieux, témoigne d’une reprise progressive de la demande pour ses produits. Les actions de la société ont d’ailleurs réagi positivement, grimpant de plus de 3% lors des échanges matinaux.
Le bénéfice par action ajusté s’est élevé à 82 cents, dépassant les 78 cents anticipés. Le chiffre d’affaires ajusté a quant à lui atteint 12,41 milliards de dollars, légèrement au-dessus des 12,39 milliards prévus par les experts interrogés par LSEG. Au total, Coca-Cola a dégagé un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 3,7 milliards de dollars (soit 86 cents par action), une nette progression par rapport aux 2,85 milliards de dollars (66 cents par action) enregistrés l’année précédente. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action s’est donc établi à 82 cents.
Les ventes nettes ont progressé de 5% pour atteindre 12,46 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires organique, excluant l’impact des acquisitions, cessions et variations de change, a connu une hausse de 6%. La mesure la plus significative de cette amélioration réside dans le volume global des unités vendues, qui a augmenté de 1%. Après une contraction lors du trimestre précédent, ce renversement de tendance reflète une demande en regain, débarrassée des effets des prix et des devises.
Cependant, la situation reste contrastée selon les marchés. En Amérique latine et en Amérique du Nord, deux régions stratégiques, les volumes sont restés stables durant le trimestre. Les dirigeants ont notamment souligné que les consommateurs américains à faibles revenus consommaient moins de leurs produits. Pour pallier cette baisse, l’entreprise explore des stratégies axées sur des formats plus abordables, tels que les mini-canettes, dont le prix unitaire est inférieur, bien que le coût par unité de volume soit plus élevé.
« Malgré les disparités persistantes dans les dépenses entre les groupes de revenus et le ralentissement du trafic entre les canaux, le volume [en Amérique du Nord] est resté stable et s’est amélioré séquentiellement pour le deuxième trimestre consécutif », a précisé Henrique Braun, directeur de l’exploitation de Coca-Cola, lors de la conférence téléphonique.
Une dynamique similaire s’observe en Europe, où les volumes avaient également connu un recul. La division globale Europe, Moyen-Orient et Afrique a cependant enregistré une croissance des volumes de 3%.
À l’échelle mondiale, Coca-Cola a enregistré sa plus forte croissance en volume dans les segments de l’eau, des boissons pour sportifs et des cafés/thés. Les eaux en bouteille et les boissons pour sportifs ont vu leur volume augmenter de 3%, tandis que le café et le thé affichaient une croissance de 2%. Les volumes des boissons gazeuses sont restés stables, tandis que le segment des jus, produits laitiers à valeur ajoutée et boissons végétales a connu une baisse de 3%.
La société a confirmé ses prévisions pour l’ensemble de l’année. Coca-Cola s’attend à une augmentation de 3% de son bénéfice par action comparable et à une croissance de 5 à 6% de son chiffre d’affaires organique. Les prévisions pour les années suivantes, notamment à l’horizon 2026, anticipent un léger impact positif des fluctuations monétaires sur le chiffre d’affaires et les bénéfices comparables. Une analyse plus détaillée sera fournie lors de la publication des résultats du quatrième trimestre.