La domination à domicile, autrefois un atout majeur, devient une denrée rare dans le football universitaire américain. Alors que la saison 2026 approche, seules deux équipes de la Power Four conservent une série de victoires à domicile impressionnante : Indiana et Ole Miss.
Indiana affiche actuellement une série de 15 victoires consécutives sur son terrain, « The Rock », la plus longue série active de la FBS. Ce succès contraste fortement avec les cinq années précédentes, durant lesquelles les Hoosiers avaient remporté seulement 14 matchs sur 17 à domicile. L’équipe devra cependant faire ses preuves face à des adversaires de taille, avec notamment la réception d’Ohio State et de USC, deux équipes classées dans le top 25 pour 2026.
Ole Miss, de son côté, compte 12 victoires d’affilée à Vaught-Hemingway Stadium. L’équipe a déjà remporté un match à domicile en décembre dernier, lors d’un match de premier tour du CFP. Le calendrier s’annonce ardu, avec le retour de Lane Kiffin et de son équipe de LSU, ainsi que des rencontres contre Georgia et Missouri.
D’autres équipes, comme Texas (9 victoires), Ohio State (8 victoires) et Texas Tech (8 victoires), ont également affiché de bonnes performances à domicile récemment. Texas devra faire face à Ohio State dès le début de la saison 2026, tandis qu’Ohio State accueillera Michigan et Oregon, les deux seules équipes à l’avoir battu à domicile au cours des huit dernières années.
Plusieurs autres équipes de la Power Four ont connu des saisons invaincues à domicile en 2025, mais leurs séries sont plus courtes. Parmi elles, BYU (7 victoires), Minnesota (7 victoires), USC (7 victoires) et Vanderbilt (7 victoires). Vanderbilt a notamment réalisé une saison parfaite à domicile pour la première fois depuis 1982, mais devra affronter Alabama, Ole Miss et Tennessee en 2026.
La saison 2025 a démontré la volatilité des séries de victoires à domicile, avec de nombreuses équipes ayant vu leur série s’interrompre après une longue période de succès. Georgia et Washington ont ainsi vu leurs séries de 34 et 22 victoires consécutives prendre fin le même week-end. Cette tendance souligne la difficulté croissante de maintenir une domination constante sur son propre terrain.