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Comment la pâtisserie a fourni un « espace sûr » à Hungry Hooker

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Publié le 19 octobre 2025. L’ancien joueur de rugby Jonny Murphy, contraint à une retraite précoce suite à des commotions cérébrales, a trouvé une nouvelle voie dans la pâtisserie et la promotion de la santé mentale. Sur les réseaux sociaux, il est connu sous le pseudonyme de « The Hungry Hooker » et partage son quotidien avec ses millions d’abonnés.

  • Jonny Murphy a dû mettre fin à sa carrière de rugbyman professionnel à l’âge de 30 ans suite à des commotions cérébrales.
  • Il s’est reconverti dans la pâtisserie, partageant ses créations et sa vie avec ses grands-parents sur les réseaux sociaux, où il compte plus de 700 000 abonnés.
  • Murphy milite désormais pour la santé mentale, s’ouvrant sur ses propres combats et encourageant la vulnérabilité et la recherche d’aide.

Ancien pilier pour l’Ulster et le Connacht, Jonny Murphy a vu son parcours sportif bruscquement interrompu à la fin de la saison 2021-2022. La décision de prendre sa retraite, survenue alors qu’il s’apprêtait à signer un contrat en France, a constitué un choc immense pour le joueur originaire de Donacloney. Les séquelles de commotions cérébrales répétées ont rendu la poursuite de sa carrière impossible, le poussant à une retraite médicale à seulement 30 ans.

Face à ce coup du sort, Jonny Murphy s’est tourné vers une passion de longue date : la pâtisserie. Cette activité, qu’il pratiquait depuis son enfance, est devenue pour lui un véritable refuge et un moyen de retrouver un équilibre. Il partage désormais ses aventures culinaires sur les réseaux sociaux, notamment via des vidéos où il cuisine aux côtés de sa grand-mère, surnommée « Mamie », et de son grand-père, « Alfie », qui tient souvent le rôle de goûteur. Ce contenu authentique et touchant lui a valu une large audience, dépassant les 700 000 abonnés.

Au-delà des délices sucrés, Jonny Murphy utilise sa notoriété pour aborder un sujet plus sensible : la santé mentale. Ayant lui-même souffert d’anxiété, de pensées obsessionnelles (TOC) et de crises de panique, il milite pour une plus grande ouverture et une meilleure compréhension des troubles psychologiques. Il souhaite déstigmatiser le fait de ne pas aller bien et encourager chacun à demander de l’aide professionnelle lorsque cela est nécessaire.

« Je n’aurais jamais imaginé parler ouvertement de la santé mentale », confie-t-il. « Je n’ai aucun problème à être vulnérable et à montrer qu’il est normal de ne pas aller bien. Je souhaite partager la réalité, car je pense que ce qui est montré en ligne peut parfois être une mise en scène. Les choses que je publie, c’est juste la vie, et je pense que ça devrait être ainsi. »

Fiona Teague, de l’Agence de santé publique (PHA), rappelle qu’une personne sur cinq connaît un problème de santé mentale au cours de sa vie. Elle souligne que des changements simples dans le mode de vie, tels que l’exercice physique, une bonne hygiène de sommeil et le maintien du lien social, peuvent être bénéfiques. Néanmoins, il est crucial de consulter un professionnel si les difficultés persistent.

Jonny Murphy collabore d’ailleurs avec le Southern Health and Social Care Trust pour promouvoir la santé mentale positive. Il rappelle qu’« il n’y a pas de solution miracle ». Il a récemment partagé son parcours lors d’un événement à Lurgan, offrant des conseils pratiques pour le bien-être et la gestion des états psychologiques. L’ancien joueur reconnaît l’importance du soutien reçu de Rugby Players Ireland et des structures au sein des clubs d’Ulster et de Connacht, qui lui ont fourni les outils nécessaires pour surmonter ses épreuves.

« J’ai souffert pendant peut-être une décennie avant de chercher de l’aide », admet-il. « Je pensais que consulter un médecin mettrait fin à ma carrière de rugbyman si j’atteignais mon objectif, mais ce n’est pas le cas. Le plus difficile est probablement la première conversation. »

La cuisine de ses grands-parents est devenue son sanctuaire, un lieu de « thérapie » où il se sent en sécurité. C’est là qu’il concrétise ses recettes et ses vidéos, s’efforçant de créer du contenu qui apporte de la valeur à sa communauté en ligne. « Si cela peut simplement aider une personne à se sentir moins seule, alors pour moi, cela en vaut la peine », assure-t-il.

Dans un registre plus léger, Jonny Murphy évoque ses préférences culinaires : bien qu’il préfère généralement le salé, il apprécie tout particulièrement les desserts, notamment les gratins. Sa pâtisserie nord-irlandaise favorite ? Les « fifteens », ces petites bouchées sucrées à base de flocons d’avoine, de lait concentré sucré et de fruits secs. « Chacun ses goûts… J’ai fait des combinaisons folles pendant des années », déclare-t-il avec un sourire.

Si vous avez été affecté par les problèmes abordés dans cet article, vous pouvez trouver de l’aide et du soutien via la Ligne d’action de la BBC.

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