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Comment l’activité physique stimule la formation de nouvelles connexions cérébrales

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Publié le 13 février 2024 16:15:00. Une étude menée sur des souris révèle que l’activation de neurones spécifiques dans l’hypothalamus, après l’exercice physique, joue un rôle crucial dans le maintien des gains d’endurance et de force, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies pour optimiser la récupération et l’adaptation musculaire.

  • L’entraînement en force et la résistance sont reconnus pour leurs bienfaits sur la santé cérébrale et la longévité.
  • L’activité de neurones SF1 (facteur stéroïdogène 1) dans l’hypothalamus ventromédian (VMH) est essentielle pour consolider les améliorations de performance après l’exercice.
  • Bloquer l’activité de ces neurones SF1 après l’exercice annule les progrès réalisés en matière d’endurance.

L’exercice physique ne se limite pas à renforcer les muscles et à améliorer la condition cardiovasculaire. Il a également un impact profond sur le cerveau, comme le démontre une récente étude publiée dans la revue Neurone. Des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie ont découvert que l’activation de certains neurones après l’effort physique est essentielle pour maintenir les bénéfices à long terme de l’entraînement.

« Beaucoup de gens disent se sentir plus lucides et l’esprit plus clair après l’exercice », explique le directeur de l’étude, J. Nicolas Betley, de l’Université de Pennsylvanie.

« C’est pourquoi nous voulions comprendre ce qui se passe dans le cerveau après l’exercice et comment ces changements influencent leurs effets. »

J. Nicolas Betley, directeur de l’étude

L’équipe a identifié un groupe de neurones, appelés SF1, situés dans l’hypothalamus ventromédian (VMH), qui restent actifs jusqu’à une heure après l’exercice.

Les expériences menées sur des souris ont révélé que bloquer l’activité de ces neurones SF1 immédiatement après l’exercice entraînait la disparition des progrès en matière d’endurance acquis sur deux semaines d’entraînement. Les souris entraînées ont vu leur capacité d’adaptation réduite, même si ces mêmes neurones fonctionnaient normalement pendant l’activité physique. Selon Betley, « Ce résultat suggère un rôle fondamental de l’activité SF1 après l’exercice ».

L’étude a également montré que les souris entraînées augmentaient le nombre et le niveau d’activité des neurones SF1. En empêchant ces neurones d’envoyer des signaux au reste du cerveau, les animaux se fatiguaient rapidement et ne manifestaient pas l’amélioration observée dans le groupe témoin.

Les chercheurs pensent que l’activation continue des neurones SF1 après l’exercice favorise la récupération, probablement en améliorant l’utilisation du glucose stocké. Betley précise que cela « peut aider les muscles, les poumons et le cœur à s’adapter plus rapidement » à l’augmentation de la demande physique.

« Lorsque nous soulevons des poids, nous pensons simplement renforcer nos muscles. Il s’avère que nous pourrions également renforcer notre cerveau », souligne le chercheur.

L’équipe de l’Université de Pennsylvanie espère que ces découvertes pourront mener à des stratégies pour aider les personnes âgées, celles en convalescence après un accident vasculaire cérébral, ainsi que les athlètes et les jeunes en phase de récupération après une blessure. L’objectif est de mieux comprendre comment optimiser les bénéfices de l’exercice.

Selon les Instituts nationaux de la santé des États-Unis (NIH), la pratique régulière d’une activité physique d’intensité et de fréquence appropriées est bénéfique pour préserver la santé cognitive des personnes âgées.

La Fondation Pasqual Maragall, dédiée à la prévention de la démence et à la promotion de la santé cérébrale, rappelle qu’il n’est pas nécessaire de pratiquer des sports de haut niveau pour activer les mécanismes de protection du cerveau. Des activités simples comme la marche rapide, la danse, la natation ou le vélo suffisent à améliorer la circulation cérébrale, à réduire l’inflammation et à stimuler la formation de nouvelles connexions neuronales.

Voici quelques activités physiques particulièrement bénéfiques pour le cerveau, selon les experts :

  • Exercice aérobique régulier : marche, jogging, course à pied, aviron, vélo, ski, etc. Ces activités augmentent le flux sanguin vers le cerveau et favorisent la croissance de l’hippocampe, une zone essentielle pour la mémoire verbale et l’apprentissage.
  • Entraînement en résistance : Une étude a comparé les effets de l’entraînement en résistance à d’autres types d’exercices chez des femmes âgées de 65 à 75 ans et a constaté que l’entraînement en résistance produisait les meilleurs résultats pour la mémoire et les fonctions cognitives.
  • Yoga : Une étude de l’Université de Californie (UCLA) a montré que la pratique du yoga peut améliorer la mémoire spatiale verbale et visuelle.
  • Taï-chi : Les recherches suggèrent que le taï-chi peut contribuer à améliorer le raisonnement, la planification, la résolution de problèmes et la mémoire.
  • Danse : Une étude de longue haleine, publiée dans le New England Journal of Medicine, a révélé que la danse régulière réduisait le risque de démence chez les personnes âgées.

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