Publié le 30 octobre 2025. Les Philadelphia 76ers font sensation en ce début de saison NBA. Au-delà des performances individuelles remarquables, c’est la jeune garde des Sixers qui capte toute l’attention, reléguant au second plan les interrogations sur l’état de forme de Joel Embiid.
- Les Sixers affichent un bilan parfait de 4 victoires pour 0 défaite.
- Tyrese Maxey réalise une progression fulgurante, s’affirmant comme l’un des arrière les plus électrisants de la ligue.
- La combinaison unique de sa vitesse explosive et de son adresse redoutable au tir à trois points rend Tyrese Maxey particulièrement difficile à défendre.
Alors que la saison 2025-2026 de la NBA n’en est qu’à ses débuts, les Philadelphia 76ers émergent comme l’histoire inspirante de ce début d’exercice. Les inquiétudes concernant la condition physique de Joel Embiid et les regrets potentiels concernant le contrat de Paul George sont éclipsés par la performance éblouissante de leur jeune duo arrière, qui s’est propulsé sous les feux des projecteurs. Avec un bilan immaculé de 4 victoires et 0 défaite, les Sixers impressionnent. Le jeune VJ Edgecombe se révèle être une véritable surprise, mais c’est surtout Tyrese Maxey qui a franchi un cap spectaculaire. Si son talent était déjà reconnu, ses prestations actuelles ont définitivement propulsé son étoile vers de nouveaux sommets.
La vitesse de Tyrese Maxey est phénoménale, tant sur l’ensemble du terrain qu’en pénétration. Il semble passer du logo au panier en un clin d’œil. Cette rapidité n’est pas nouvelle dans la ligue, des joueurs comme Russell Westbrook, Ja Morant, Derrick Rose ou encore De’Aaron Fox ayant déjà démontré des qualités similaires de « jets humains ». Cependant, ce qui distingue Maxey, c’est sa capacité à allier cette vélocité à une adresse chirurgicale à trois points. Une combinaison rare, voire inédite, qui déstabilise les défenses adverses. Il est comme un lanceur capable d’envoyer une balle à 160 km/h et un changement de rythme dévastateur. Si vous vous préparez à contrer l’un, l’autre vous surprendra.
Actuellement, Maxey compile 47% de réussite à trois points, avec une portée quasi illimitée et un volume de tirs impressionnant (plus de neuf tentatives par match). Encore plus stupéfiant, il convertit 54,5% de ses tirs à trois points après dribble (12 sur 22). Cela contraint les défenseurs à adopter un marquage excessif et trop étiré, les obligeant à jouer à distance pour tenter de rester devant lui lorsqu’il décide d’accélérer.
Autrement dit, sa capacité à changer de rythme et à réaliser des feintes déroutantes le force à être marqué de près. Sa défense doit anticiper ses changements de direction et ses « step-backs » particulièrement efficaces, le poussant à mordre à l’hameçon. Mais l’impact de Maxey ne se limite pas à ses actions individuelles balle en main. Il affiche également un jeu sans ballon digne de Steph Curry. Il utilise brillamment les écrans, et sa menace constante à trois points oblige les défenseurs à le suivre au-delà de l’action. Cela lui ouvre alors des autoroutes vers le panier pour conclure près du cercle.
C’est là que réside la différence avec d’autres joueurs rapides mentionnés précédemment. Un Russell Westbrook ou un Ja Morant en pleine possession de leurs moyens, sortant d’un écran, pouvaient être interceptés en passant dessous, car la peur de les voir s’installer à mi-distance pour tirer à trois points était moindre. Avec Maxey, cette stratégie est impossible. La menace de son tir extérieur l’oblige à être respecté de chaque côté de l’action. Et il sait en profiter.
La sagesse conventionnelle en NBA stipule que certains scoreurs sont intrinsèquement indéfendables. On peut leur compliquer la tâche, mais au final, leur réussite dépend souvent de leur adresse ce soir-là, car ils parviennent toujours à trouver leur chemin vers le panier. Ils ont trop d’options, trop de zones d’où tirer. S’ils ne vous battent pas d’une manière, ils trouveront une autre faille. Tyrese Maxey est désormais dans cette catégorie. Si son tir extérieur ne rentre pas, il vous débordera. Inversement, s’il est contenu dans la raquette, il trouvera l’ouverture pour shooter. Mais lorsqu’il combine ces deux aspects de son jeu avec la fluidité qu’il montre en ce début de saison, il devient pratiquement inarrêtable. Il ne reste alors qu’à s’asseoir et à admirer le spectacle.