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Concentrations trop élevées de nouvelles substances dans les eaux de surface pour l’eau potable

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Publié le 10 février 2026 07:08:00. La présence croissante de produits chimiques dans les eaux de surface néerlandaises, source d’un tiers de l’eau potable du pays, inquiète les autorités. Un nouveau rapport du RIVM (Institut national pour la santé publique et l’environnement) met en évidence cinq substances nécessitant une attention particulière et appelle à réduire les rejets polluants.

  • Le RIVM recommande de prendre des mesures concernant cinq substances chimiques : le bromate, l’acide dibromoacétique, le lithium, le N,N-diméthylsulfamide et l’acide trichloroacétique.
  • La Directive Cadre sur l’Eau (DCE) fixe un seuil de signalement à 0,1 microgramme par litre pour identifier les substances potentiellement dangereuses.
  • Le RIVM souligne l’importance de réduire les rejets de produits chimiques dans l’environnement, à la fois pour la santé publique et pour limiter les coûts de purification de l’eau.

Les eaux de surface sont une source essentielle d’eau potable aux Pays-Bas, fournissant environ un tiers de l’approvisionnement national. Face à la multiplication des contaminants chimiques – issus de l’industrie, des médicaments ou des pesticides – les compagnies de distribution d’eau sont confrontées à un défi croissant pour garantir la qualité de l’eau fournie aux consommateurs. Une surveillance accrue et des efforts de purification plus poussés sont donc nécessaires.

Pour identifier les substances émergentes potentiellement préoccupantes, la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) a établi un seuil de signalement de 0,1 microgramme par litre. Lorsque la concentration d’une substance dépasse cette limite, une évaluation des risques pour la santé humaine via l’eau potable est déclenchée. Sur la base de mesures réalisées entre 2017 et 2020, le RIVM a analysé 65 substances chimiques et a identifié cinq d’entre elles comme nécessitant une action immédiate : le bromate, l’acide dibromoacétique, le lithium, le N,N-diméthylsulfamide et l’acide trichloroacétique.

Le RIVM insiste sur le fait que la meilleure solution reste de limiter les rejets de produits chimiques dans l’environnement. Cela permet non seulement de préserver la qualité des écosystèmes aquatiques, mais aussi de réduire les coûts liés à la purification de l’eau potable. La DCE, qui oblige les États membres de l’Union européenne à maintenir et à améliorer la qualité des eaux de surface, vise d’ailleurs à ce que l’eau soit suffisamment propre pour nécessiter une purification minimale avant d’être consommée.

L’étude du RIVM s’est concentrée sur les eaux de surface utilisées pour la production d’eau potable, et non sur l’eau potable elle-même après traitement. L’institut recommande d’étendre les analyses à l’eau potable purifiée afin d’évaluer d’éventuels effets sur la santé publique. Des recherches préliminaires ont déjà été menées sur le lithium, et le RIVM a conclu que les concentrations de lithium présentes dans l’eau potable néerlandaise ne présentent aucun risque pour la santé, même pour les personnes suivant un traitement médicamenteux à base de lithium.

Cette évaluation des risques a été réalisée pour le compte du Ministère des Infrastructures et de la Gestion de l’Eau (IenW) dans le cadre du suivi des objectifs fixés par la DCE.

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