Publié le 2024-02-23 10:00:00. La Cour d’appel de Bourgas a confirmé la condamnation à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle de Stanimir Ragevski pour les meurtres de deux hommes, commis en 2020 et 2021. La décision rendue après un long examen confirme la peine prononcée en première instance.
- Stanimir Ragevski a été condamné à la prison à vie sans libération conditionnelle pour deux meurtres.
- La Cour d’appel de Bourgas a rejeté le recours de la défense, confirmant le verdict du tribunal de district.
- L’accusé a également été reconnu coupable de possession illégale d’armes et de stupéfiants.
La Cour d’appel de Bourgas a statué sur le cas de Stanimir Ragevski, le condamnant définitivement à la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Ce verdict, initialement prononcé par le tribunal de district de Bourgas, a été confirmé en appel suite au rejet du recours déposé par la défense de l’accusé. Ce dernier demandait l’annulation de la peine et sa déclaration d’innocence, demandes jugées infondées par les magistrats d’appel.
L’affaire, qui s’étend sur plus de 130 pages de décision, a fait l’objet d’un examen approfondi par un collège de trois juges. Les preuves orales, écrites, matérielles et expertes ont été passées en revue. La Cour a conclu à l’absence de violations du droit matériel ou procédural susceptibles de justifier une modification de la peine, estimant que les sanctions infligées étaient proportionnées à la gravité des crimes commis et à la personnalité de l’auteur.
Stanimir Ragevski a été reconnu coupable de deux meurtres distincts. Le 29 octobre 2020, à Bourgas, il a intentionnellement tué par arme à feu l’agent immobilier Teodora Bahlova. Moins d’un an plus tard, le 4 août 2021, il a commis un second meurtre avec la même arme, abattant Yumer Mehmed, un ouvrier du bâtiment âgé de 28 ans. Le corps de ce dernier aurait été démembré après avoir été abattu dans un appartement.
En plus des deux meurtres, Ragevski a été condamné pour possession illégale d’armes et de munitions, ainsi que pour distribution de stupéfiants à haut risque. Pour ces infractions, des peines d’emprisonnement distinctes ont été prononcées. Au total, la peine la plus lourde, la réclusion à perpétuité sans libération conditionnelle, sera purgée sous un régime spécial.
Par ailleurs, Stanimir Ragevski a été contraint de verser une indemnisation pour préjudice moral d’un montant de 220 000 leva bulgares (BGN). La décision de la Cour d’appel de Bourgas reste susceptible d’un pourvoi en cassation devant la Cour suprême.
Les détails de l’affaire révèlent une macabre dissimulation des crimes. Teodora Bahlova avait disparu le 29 octobre 2020. Ses restes ont été retrouvés le 25 août 2021, enterrés dans une parcelle du cimetière de Bourgas. Selon les enquêteurs, le corps aurait d’abord été conservé plus de trois mois dans un récipient contenant un acide fort, avant d’être transféré dans un établissement commercial. Stanimir Ragevski et son complice, Diyan Dichev, auraient ensuite œuvré à dissimuler le crime.
Diyan Dichev a d’ailleurs été condamné le 17 février 2022 par le tribunal de district de Bourgas à quatre ans et six mois de prison. Il a été reconnu coupable de recel des restes des deux victimes, ainsi que de possession d’armes à feu et de stupéfiants. Il a contribué à la dissimulation des corps et à l’effacement des traces des meurtres aux côtés de Ragevski, lui-même considéré comme l’auteur physique des deux assassinats.
Les décisions de justice de cette affaire sont consultables via les liens suivants :
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13.08.2021
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12.08.2021
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01.03.2024
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18.02.2022
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27.08.2021