Publié le 26 février 2026. Une étude américaine révèle un lien significatif entre la consommation de boissons sucrées et un risque accru de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), une maladie respiratoire invalidante.
- Les adultes consommant 10 % ou plus de leurs calories quotidiennes sous forme de boissons sucrées présentent un risque 39 % plus élevé de développer une BPCO.
- Cette association persiste même en tenant compte de facteurs de risque connus tels que le tabagisme, l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle (IMC), le revenu et la couverture d’assurance.
- La réduction de la consommation de boissons sucrées pourrait représenter une cible préventive intéressante pour améliorer la santé pulmonaire.
Une nouvelle étude, basée sur l’analyse des données de plus de 11 000 adultes américains, met en évidence un lien potentiel entre la consommation excessive de boissons sucrées et le développement de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Cette maladie pulmonaire à long terme, qui comprend l’emphysème et la bronchite chronique, rend la respiration difficile et constitue une cause majeure d’invalidité dans le monde.
Les chercheurs ont analysé les données recueillies entre 2015 et 2020 dans le cadre de l’Enquête nationale sur la santé et la nutrition. Les participants ont été interrogés sur leurs habitudes alimentaires, notamment la proportion de calories provenant de boissons sucrées comme les sodas et les boissons énergisantes.
Après ajustement statistique pour tenir compte de divers facteurs de confusion, les résultats ont révélé que les individus tirant 10 % ou plus de leurs calories quotidiennes de boissons sucrées avaient une probabilité 39 % plus élevée de déclarer une BPCO par rapport à ceux qui en consommaient moins de 10 %.
L’étude a également confirmé que la BPCO est plus fréquente chez les femmes, les personnes âgées, les individus vivant dans la pauvreté, ceux qui ne bénéficient pas d’une assurance maladie et les fumeurs.
Bien que cette étude transversale ne puisse pas établir de lien de causalité direct, elle souligne l’importance de considérer l’alimentation comme un facteur potentiellement modifiable dans la prévention de la BPCO. Les professionnels de santé pourraient intégrer des conseils nutritionnels, notamment sur la réduction de la consommation de boissons sucrées, dans le cadre de stratégies plus larges visant à améliorer la santé respiratoire et le bien-être général. En sensibilisant les patients à l’impact potentiel de leur alimentation, les cliniciens peuvent les aider à faire des choix éclairés pour préserver leur fonction pulmonaire.
Référence
Wiener RC et coll. Prise en compte des maladies pulmonaires chroniques et de la consommation de boissons sucrées dans le plan de soins d’hygiène dentaire. J Dent Hyg. 2026;100(1):50-59.
Cet article était initialement publié par AMJ et a été mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution-Non Commercial 4.0.